Témoignages

Chaque rencontre avec le Christ est un souffle nouveau. Vos témoignages sont les lumières qui éclairent le chemin de notre communauté. Osez partager la grâce reçue.

Categories
Pays
“J’ai remarqué une chose dans ma vie, c’est que ma vie physique et pratique dépend de ma vie de prière. Quand je dis vie physique j’entends par là mes rapports avec les autres, mes activités à la maison à l’école dépendent de ma vie de prière. Quand je suis fidèle à ma prière journalière, quand j’entre en profondeur dans ce que je dis à Jésus quand je lui suis ouverte, je travaille bien en classe, la paresse à la maison fini et j’arrive à bien m’entendre avec les autres. Je peux dire que la prière m’a aidée à découvrir mon identité d ‘enfant de Dieu et le pourquoi de mon existence. Quand je vis bien ma vie de prière, tout ce que je fais m’apporte la joie pourtant, quand je néglige ma vie de prière, je suis comme perdue, rien ne marche plus. Et quand bien ça marche il n’y pas de joie profonde et je me sens vide.”
Anonyme
Anonyme Cameroun

21 novembre 2016

“Je m’appelle Sophieet j’ai 19 ans.Tout a commencé, quand j’étais au lycée en 4e, comme je grandissais alors les garçons s’intéressaient à moi. Mais cette année, je ne me suis pas livrée à eux par contreje les exploitais;j’escroquais leur argent et toutes les petites choses dont les jeunes filles raffolent.Maisdès qu’un garçon devenait trop entreprenant,je réussissais toujours à échapper pour suivre un peu le conseil de maman: qui disait que cela était réservé auxgrandes personnes. Pour faire tout ceci j’utilisais le mensonge, il fallait mentir sur tout pour pouvoir convaincre. J’étais experte en faux noms j’en avais tellement que je ne les reconnaissais pas tous. A moi seule j’avais mille et une adresses;je m’étais découverte des talents d’aventurière parce que je me sortais des situations parfois rocambolesques avec une adresse qui après réflexion me déconcertait.Et plus les années passaient plus je m’endurcissais. A l’école, j’en faisais voir de toutes les couleurs à mes professeurs. Je dribblais les cours ou lorsque je n’avais pas de programme je restais en classe ; mais passait mon temps à faire le désordre et à chahuter le professeur. Lorsqu’il m’arrivait d’avoir faim ou de m’ennuyer pendant un cours, j’allais trouver le surveillant et entre deux larmes je prétendais avec succès être maladeou avoir reçue une mauvaise nouvelle. Mes parents ne se doutaient pas de ma double vie ; puisque mes heures d’absence ne ressortaient jamais dans le bulletin et je m’efforçais à avoir des bonnes notes en classe. Mes copines et moipassionsla grande partie de notre temps àjugerles passants, ontaquinait certains enridiculisant leurs habillements leur démarche. Onne cachait pas l’admiration que certains provoquaient en nous. Parler des noms des gens faisait déjà partie de ma ration alimentaire journalière. L’année qui suivait le grand frère de ma copine vint m’ébranler lorsqu’il se scandalisa du fait que j’étais encore vierge. Il réussit à me faire sentir ridicule et aussi il prétendait que ma copine et moi allions être malades si on continuait à s’entêter à rester vierges. Il ne réussit pas à me convaincre totalement .Je continuais à résister à la tentation de suivre la vogue. Parce qu’autour de moi, mes camarades, mes amies, chacune avait un petit ami. Les récréations étaient ponctuées d’histoires d’amour.Le climat devint tel que c’est avec soulagement que j’eus mon premier amant. Je me livrai à la fornication; et pour moi c’était devenu normal. Pendant les vacancesje dus cependant arrêté parce que je ne voyais plus mon copain et je n’en voulais pas d’autres. A la rentréeje ne pouvais plus allerà l’école par manquede moyens financiers. Cette nouvelle me révolta ; j’étais fâchée contre le monde entierje maudissais même Dieu et surtout lui il faut le dire. Tous les dimanches pendant que les autres priaient je ressassais mes rancœurs contre lui etje disais «je suis à la messe et il ose me faire rester à la maison et tout ce temps que je vais perdre alors, moi qui avais déjà calculé mes années d’étude et ce que je deviendrais plus tard.».Si je continuais à aller à la messe, c’est parce qu’à la maison c’était obligatoire. Un jour, une sœur m’a invitée à une journée de retraite qu’organisait le groupe Parole de Dieu, j’ai été frappée par le témoignage d’une fille quidisait comment elle a décidé d’arrêter la fornication et cela depuis 3 ans elle avait eu le courage d’être très franche avec son copain. C’est ce jour là que je sus que la fornication était un péché devant le Seigneur. J’étais tellement touchée, bouleversée et pleine de honte que j’en ai longuement pleurélors du partage, je ne savais quoi dire. Dès ce jour je pris la résolution de suivre le Seigneur et d’arrêter la fornication.Mais je ne pus tenir ma résolution longtemps, puisque quelques mois après je retombais dans le piège de la fornication avec quelqu’un d’autre qui avait exigé qu’on fasse l’amour pour que je lui prouve que je l’aime et que je n’ai personne d’autre que lui. Ayant cherché à le convaincre que la fornication n’était pas bien et que c’était un péché, il réussit plutôt à m’ébranler en disant qu’une personne normale ne pouvait pas rester sans relations sexuelles à moins d’appartenir à une secte. Et moi, j’ai continué à aller aux réunions à la paroisse tout en faisant la fornication. Pourtantà chaque homélie,chaque enseignement c’est la fornication qui revenait. J’avais l’impression que le prêtre ou la personne qui enseignait savait ce que je vivais. J’ai eu l” idéede l’inviter aux prochaines journées de retraite mais il a tôtfait de rejetermon invitation, iljustifiait son attitude en disantqueles gens qui vont à l’église tous les jours le découragent ; il préfère prier chez lui. Alors je pris après une forte réflexion ladécision de commencer à le fuir. Pendant le week-end de retraite où le thème était «Je t’ai choisi répare mon Eglise» j’avais suivi l’histoire d’une petite fille qui avait choisi de mourir que d’accepter la fornication, alors j’ai pris une très grande décision, si c’est moi qui suis choisie pour réparer l’Eglise du Seigneur,alors je dois arrêter de faire tout ce qui ne lui plaît pas. C’est ainsi que j’aiparlé franchement avec mon copain: «, si tu veux être mon ami qu’on arrête de forniquer ou on se répare», il se disait que j’avais un autre mais je lui ai répondu que je n’avais personne maisque je ne voudrais plus offenser mon Jésus, alors nous noussommes séparés et j’ai retrouvé la paix, je fais tout avec le Seigneur, j’essaye de pratiquer sa parole. Tout ce qui m’arrive je remets celaentre ses mains, tout ce que je faisais de mal avant je ne peux plus le faire parce que il y a en moi la crainte de Dieu. Actuellement je converse avec le Seigneur comme avec un ami et cela m’aide énormément à combattre la solitude. J’ai remarqué une chose dans ma vie, c’est que ma vie physique et pratique dépend de ma vie de prière. Quand je dis vie physique j’entends par là mes rapports avec les autres, mes activités à la maison à l’école dépendent de ma vie de prière. Quand je suis fidèle à ma prière journalière, quand j’entre en profondeur dans ce que je dis à Jésus quand je lui suis ouverte, je travaille bien en classe, la paresse à la maison finit et j’arrive à bien m’entendre avec les autres. Le souci de faire plaisir à Jésus donne un sens à ma vie et je me sens utile età travers ses réalisations dans ma vie de tous les jours je sais qu’Il est là auprès de moi. J’ai appris à prendre tout le monde à l’image de Dieu et à ne plus dire du n’importe quoi, j’évite de blesser les gens, à avoir beaucoup plus de respect pour tout le monde. Bien sûrje suis encore très loin d’être ce que Jésus veut vraiment de moi ; mais toutes les fois où je tombe, je ne reste pas là. Je me relève, je m’accrocheà Lui et Lui ne m’abandonne jamais. Je saisune chose aujourd’hui: c’estque mon corps est le temple de l’Esprit Saint alors il doit être respecté.”
Anonyme
Anonyme Cameroun

21 novembre 2016

“Je suis étudiante à la faculté de médecine et de sciences biomédicales. J’ai 18 ans et suis la benjamine de ma famille. Quoique très tôt initiée à la vie chrétienne, mes débuts dans la foi n’étaient pas fameux : je ne faisais concrètement aucun effort pour plaire à Christ. Sur le plan académique, je m’en sortais dans les débuts, surtout pour plaire à mes parents et recevoir les cadeaux qu’ils me promettaient. Au fur et à mesure que j’évoluais, mon centre d’intérêt e déplaçait vers les amis, les jeux et particulièrement la télé. Ceci a influencé négativement mon année au CM2. Je me plongeais donc dans une paresse profonde qui s’est accentuée en classe de 4e. Du fait d’avoir été séparée de mes amis et de m’en être fait de moins bons, de n’avoir pas personnellement choisi l’allemand comme deuxième langue, le peu de zèle qui me restait s’était estompé : je ne travaillais plus, les études ne m’intéressaient plus, et de plus, cette année-là, par protestation, les enseignants avaient décidé de « distribuer » des 20/20 à tous les élèves. Mon travail scolaire devint alors pitoyable et ma famille en fut tellement déçue. Mes grands frères m’adressèrent tant de vifs reproches, que je dus m’arrêter pour réfléchir. Ce ne fut pas évident pour moi car j’étais presque « esclave de la télé ». Elle me poussait à être vraiment irresponsable à la maison, dans ma vie spirituelle et même scolaire. Dès qu’un film commençait, je m’oubliais. Maman n’arrivait donc plus à me faire confiance. Mes études en prenaient un grand coup, précisément en 2nde où j’avais développé une technique de travail pas très astucieuse : je prenais mon cahier, bien déterminée à étudier, et je m’asseyais devant la télé ! En fin de compte, je visionnais plus que je n’étudiais. Évoluant dans cette lancée, la fin d’année était catastrophique. Après toutes ces erreurs, je finis néanmoins par prendre conscience de l’importance que je devais accorder à mes études. D’abord à cause de mes parents qui étaient pour moi source de motivation, vu que ça me blessait de les décevoir. Je bénéficiais aussi des conseils de mes profs et étais fortement stimulée par la compréhension de l’interdépendance entre vie scolaire, vie spirituelle et vie familiale. Grâce au groupe Parole de Dieu, j’ai compris que pour faire plaisir à Jésus, je me devais d’exceller partout et d’être ainsi un modèle pour mes frères et sœurs, même par mon travail scolaire. J’ai réalisé qu’en négligeant mes études, je faisais du mal à Jésus et à moi-même. J’ai en plus compris que loin de considérer mes études comme une corvée ou un fardeau, je devais les présenter à Dieu comme une offrande et rechercher la sainteté, même dans ce domaine de ma vie. J’ai alors commencé à couper avec toutes mes petites idoles : la télé, les distractions à contretemps, la paresse, le sommeil.Je discipline ma vie de sorte à avoir un temps pour chaque chose, comme nous le dit l’Ecclésiaste. Je privilégie mes heures d’études, m’efforce de relire mes cours, de les ficher, de travailler avec ceux qui veulent vraiment travailler. C’est vrai que quelques fois, la tentation est grande et je n’ai vraiment pas envie de bûcher, mais quand j’en prends conscience, je me ressaisis et prie Dieu de m’aider à ne pas lâcher prise. On ne perd vraiment rien à prendre ses études au sérieux, au contraire, on a tout à y gagner. Le Seigneur m’a comblé de tant de grâces à chaque fois que je me suis vraiment donnée, et a fait au delà de mes espérances. Dès ma prise de conscience, j’ai été 1ere de ma classe jusqu’en Terminale, ai eu mon Bepc, Probatoire et Bac C avec de bonnes moyennes, et ai reçu des tableaux d’honneur et primes à plusieurs reprises à l’établissement et pour couronner le tout, le Seigneur m’a béni en me donnant de réussir au CUSS tout en étant major au concours d’entrée à l’ENSP (Polytech, NDLR). Je suis aussi devenue plus responsable à la maison et ma famille est de plus en plus fière de moi. Mon engagement au Groupe s’est intensifié et s’intensifie de jour en jour, parce que je sais que si nous mettons notre confiance au Seigneur et si nous faisons quelques sacrifices, le Seigneur saura multiplier et faire fructifier comme il l’a fait avec les 5 pains et 2 poissons de Lc 9, 10 – 17.”
Anonyme
Anonyme Cameroun

21 novembre 2016

“J’avais toujours été une enfant rebelle. A la maison j’étais têtue comme un bouc. Jusque là, ma vie spirituelle se résumait au baptême que j’avais reçu d’ailleurs bébé et dont je ne gardais aucun souvenir. Ma première communion à sept ans avait été une occasion de parader devant mes amies et d’avoir une belle fête. Loin tout cela de la piété et de la maturité d’une Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus le jour de sa première communion. Ma prière se résumait à faire un signe de croix au coucher ; et la messe, je ne l’aurais ratée pour rien au monde ; c’était le rendez-vous idéal pour rencontrer mes amis ou pour s’en faire de nouveaux sous le couvert de la paix qu’on se donnait à l’église. Mes parents désespéraient. Je brisais les tabous de la maison en refusant systématiquement d’aider ma mère à la cuisine. Je m’enfermais régulièrement dans la chambre, dévorant de piles de romans harlequins, romans policiers et d’autres encore plus osés qui me présentaient la vie et le monde tels que je l’aurais souhaité pour moi. Je ne cachais pas ma colère lorsqu’on osait me commissionner ; J’insultais sans vergogne tout le monde, et je n’hésitais pas à jouer à Jean-Claude Van Damne en me bagarrant vigoureusement avec tous ceux qui osaient hausser le ton avec moi. Ma grande sœur était ma victime préférée, et mon petit frère en a perdu une dent. La haine que tout le monde semblait me vouer ne surprenait personne. J’étais la rebelle et la solitaire. J’étais devenue boulimique et à force de trop manger j’avais pris beaucoup de poids. « Mes ennemis » ne m’épargnaient pas. Ils m’appelaient à la maison « la masse ». Et tous les compliments que je pouvais recevoir n’étaient que : « tu es bête », « tu es trop gauche » etc.… A l’extérieur, ce n’était guère mieux. J’avais de tas de complexes et je me sentais rejetée de tous. La lumière de mon baptême semblait s’être éteinte et j’en souffrais sans pouvoir réaliser d’où venait mon mal ; j’allais de gaffe en gaffe. Je reçus une invitation à une retraite de jeunes de Parole de Dieu ; sans trop savoir pourquoi j’acceptais d’y aller. Ce jour, je n’ai pas pu retenir mes larmes après les enseignements. Mon regard semblait se perdre dans celui de Jésus que je découvrais à travers tous ces enseignements. Il me connaissait si bien et surtout Il ne me jugeait pas mais Il m’accueillait Lui qui ne m’avait jamais abandonnée. Mon passé n’existait plus. Je me sentais aimée et prête à me réconcilier avec tout le monde. Je pris la résolution de recommencer une nouvelle vie, de vivre enfin ; moi qui jusque là vivotais car il n’y a pas de vie loin de celui qui est la Vie. Mes efforts à faire plaisir à Jésus ne sont pas passés inaperçus. J’ai arrêté de lire toutes les lectures qui me déséquilibraient psychologiquement en prônant le péché d’une façon sure et discrète. A l’école mon travail scolaire a connu un revirement total ; d’élève quelque peu paresseuse, je suis devenue la meilleure élève de ma classe en travaillant bien dur. Je voulais ainsi faire plaisir à Jésus en plaisant à mes parents ; et puis, je suis devenue ambitieuse dans la mesure où je veux avoir un bon travail plus tard et pouvoir ainsi aider les autres moins nantis. A la maison, mes parents sont devenus mes amis et mes confidents. Je n’hésite pas à aider maman à la cuisine lorsque je vais en vacances. Obéir même lorsque cela me coûte est devenu pour moi une façon de plaire à Jésus et l’intercession de sa mère a toujours été un soutien remarquable dans ma vie. Aujourd’hui je m’efforce à partager aux autres jeunes la merveilleuse expérience d’une vie avec le Christ et je suis fière de mes parents.”
Anonyme
Anonyme Cameroun

21 novembre 2016

“Je m’appelle Rose. Quand je m'asseyais, je ne pouvais pas facilement me relever. Pendant la retraite Parole de Dieu de Bamenda, j'ai eu une délivrance. Depuis la grande retraite, tout va bien, au point ou j'ai pu m'agenouiller pour plus de 30 min pendant la retraite de Pâques, ce qui m'était impossible avant. A mon retour de la même retraite, j'ai eu une délivrance: Je souffrais d'une douleur sous la cage thoracique gauche qu'on n'avait pas pu soigner à l'hôpital depuis plus de 10 ans. A un moment donné pendant la retraite, j'ai senti quelque chose rouler dans mon ventre comme si c'était l'enfant qui bougeait en moi; les mouvements étaient si sensibles que j'ai cru qu'en soulevant mon vêtement je le verrais bouger, mais non! A présent, cette douleur a en parti disparu, et je suis persuadée qu'elle va partir complètement avec le temps. Merci Seigneur.”
Anonyme
Anonyme Cameroun

21 novembre 2016

“J’ai 38 ans, je suis mère de quatre enfants, institutrice de profession. La perte de mon mari a été un des événements les plus douloureux de mon existence. Élevée dans une famille pour qui la messe du dimanche était obligatoire, c’est naturellement qu’après mon mariage j’ai continué à y aller, me faisant accompagnée par mon mari qui me suivait sans rechigner. Seulement sans que cela ne s’explique nous avons tous les deux arrêté d’y aller, y faisant des brèves apparitions lors des grandes fêtes comme Noël ou Pâques. Les notions telles que l’écoute de la Parole de Dieu, la lecture de la Bible étaient devenues des notions complètement ignorées de moi. Ma bible était devenue une décoration pour mon classeur, et quand j’oubliais de faire du ménage de ce côté là, elle était couverte de poussière. N’ayant plus aucune référence spirituelle, je menais ma vie à ma guise ; n’ayant de compte de conscience à ne rendre à personne. C’est alors que la liste noire commença. Mon beau-frère fut noyé dans un cours d’eau. Sa mort qu’on se précipita de trouver mystique nous introduit dans le monde des marabouts. Avant l’enterrement qui avait lieu le lendemain, nous avions déjà eu le temps de consulter tous les grands marabouts du village. Ils étaient tous unanimes ; « il n’est pas mort ; on l’a enchaîné, si vous ne réagissez pas comme des hommes valables, vous allez le perdre. ». Nous n’avons pas hésité à sortir des sommes vertigineuses, mais à notre grand désespoir le mort est resté inerte jusqu'à son inhumation. Un an après cet évènement, les deux pieds de mon mari ont commencé à prendre du volume. L’idée d’aller consulter un médecin ne nous a pas un instant habité ; il est évident qu’il fallait courir chez un marabout. « Tu as traversé un remède qui ne t’était pas destiné sinon tu serais déjà mort, on t’a lancé le ‘son’ », etc. Il a fallu déverser à cet endroit 100.000 francs et une grosse chèvre pour le blindage. Ce traitement ne changea rien. Nous allions de guérisseur en guérisseur ; et mon mari allait de moins en moins bien. Partout on essayait de nous convaincre que ce n’était pas un cas qui pouvait se résoudre à l’hôpital. Pourtant, la fois où l’on s’est enfin décidé de l’emmener à l’hôpital, après les examens, on a découvert qu’il avait un cancer. Nous avons continué à faire venir discrètement les marabouts à l’hôpital. Et défaisant le pansement fait par les infirmières ils recommençaient le leur à leur manière. Nous ne pouvions pas imaginer une issue sans l’apport sans pareil des marabouts. Ils profitaient de notre moral déjà largement atteint pour nous ruiner. Mais que n’aurions-nous pas donner pour que mon mari survive ? Entre temps on l’a évacué à l’hôpital la Quintinie de Douala au Cameroun. Son cancer s’était généralisé. Les médecins n’ont pas jugé utile de l’interner. Il se rendait à l’hôpital pour des soins. Cette vie au quartier a créé un désordre plus grand avec la consultation des marabouts qui venaient le voir ; parfois il y en avait deux par jour ; et des fois où ils ne se gênaient même pas se chamailler entre eux chacun estimant être le plus fort. C’est dans ces conditions déplorables et combien amères que mon mari mourut. Je me sentais trompée, humiliée, bafouée, pillée, ruinée par les marabouts. Jusqu’au bout mon espoir n’avait reposé qu’en eux. J’avais été certaine de leur pouvoir à sauver mon mari. L’argent dépensé à l’hôpital n’atteignait pas le quart de ce que je leur avais donné. Je me retrouvais criblée de dettes. Redoutant le regard de mes créanciers. Je sentis une bouffée de haine m’envahir pour les marabouts ; Je les jugeais responsables de ma déchéance. Ma mère essayant de me convaincre d’aller encore consulter un nouveau marabout qu’elle connaissait et dont les louanges étaient chantées partout ; je m’y opposais violemment. Elle se résolut à y aller seule persuadée que je perdais « ma chance ». Plus tard elle m’avoua avoir été escroquée par lui. Quant à moi, je ne savais plus quoi faire de ma vie ; m’étant éloignée de mon Dieu depuis belle lurette, je ne savais plus comment m’adresser à Lui surtout après toutes les gaffes de ma vie. Pourtant je me suis mise à lire des ouvrages spirituels comme « La Puissance de la Louange » qui ont revigoré mon intérêt spirituel. Invitée à une retraite Parole de Dieu, j’ai été bouleversée par les chants qui semblaient traduire mon âme et la révélée. Le chant « Convertis-toi, il n’est pas tard » a été comme un déclic en moi. J’ai décidé de grandir dans ma relation avec Dieu, et d’aider les autres à aller à sa rencontre. Les sacrements sont devenus une source de grande consolation pour moi. J’ai été guérie de ma haine des marabouts ; aujourd’hui, je prie pour eux ; afin qu’eux aussi soient illuminés par la Lumière de jésus. Quelques soient les tempêtes de ma vie, je sais aujourd’hui que tout dépend de Dieu, et que c’est Lui le Seul Tout Puissant.”
Anonyme
Anonyme Cameroun

21 novembre 2016

“1. Je suis Agronome de formation. Je suis marié, il y a 3 ans 2 mois et 6 jours devant Dieu et les hommes. Nous avons 2 enfants; une fille et un garçon. Avant de me marier, les rêves de bonheur que j’avais du bon comportement de mon partenaire étaient les suivants : - Une femme éduquée, soumise, douce et posée ; - Une femme battante ; - Une femme qui sera capable de satisfaire mes instincts libidinaux, disponible à tout moment. 2. Pendant les fiançailles, étant donné que nous ne vivions pas dans une même ville, j’aimais lui faire des SMS, des appels nocturnes en raison que 8 minutes valait seulement 100 F. Quand j’avais la possibilité de voyager sur Douala où elle résidait et poursuivait ses études, je n’hésitais pas à le faire et à ces occasions, on passait ensemble des journées entières dans sa chambre d’étudiante à causer entre nous. Nous aimions toujours rester et comme il fait chaud à Douala, nous nous couchions plus à même le sol que sur le lit même si rien ne se passait finalement. En début de mariage, j’aimais bien lui faire la ‘centrale’ quand je rentrais à la maison puisque pendant la célébration de notre mariage et après s’être embrassé, le célébrant, argumente en disant « vous avez le feu vert dès maintenant à vous embrasser publiquement » 3. Mais tout n’a pas toujours été que rose. Quand nous traversions des moments de problèmes, pour énerver ou choquer ma femme, j’avais l’habitude de l’étouffer chaque fois qu’elle me présente des situations sérieuses et surtout quand mes poches sont vides. Je sais que ça doit la mettre mal à l’aise car elle aime bien être écoutée. Parfois, je rentre à la maison après la tombée de la nuit lorsque nous sommes en désaccord et cela pour amplifier son énervement car elle aime bien me voir à ses côtés à tout moment et avant la tombée de la nuit. 4. Ce qui m’a permis de comprendre qu’il fallait l’aimer davantage et selon le plan de Dieu et grandir dans mon amour pour elle, c’est le fait que à travers les exercices de la fiche de prière parole de Dieu ; j’ai découvert que s’énerver était un péché et donc c’est moi qui l’entrainait à être en désaccord avec le Christ. Et en plus, je ne gagne rien à la faire souffrir car pendant des moments de tension dans notre couple, c’est l’amour qui se dégrade et nous fait plus de mal que de bien. 5. Ce que je fais pour lui faire plaisir : au moins une fois par mois, je l’emmène manger du porc braisé au pain chaud de préférence celui de la Boulangerie la grâce qu’elle apprécie tant. Je l’accompagne aussi faire ses courses sans me poser de questions et sans m’impatienter. Quand je suis disponible, partout où elle se rend dans la ville je l’accompagne. Tout récemment, j’ai découvert qu’elle aimait se balader et depuis lors, dès que je trouve du temps disponible les dimanches, je n’hésite pas à l’emmener découvrir les différents quartiers de la ville. Sachant qu’elle aime manger du pain chaud, quand j’ai la possibilité d’en acheter les soirs à mon retour du boulot je le fais toujours. Pour l’aimer encore, chaque matin quand je le peux, soit je lave les couches et autres habits tant du bébé que pour nous-mêmes ou bien j’apprête l’enfant ainsi que son goûter pour l’école et je baigne le bébé et l’habille. Et ceci depuis que nous avons des enfants. Pour toujours l’aimer, je l’accompagne chaque jeudi à l’adoration du très Saint Sacrement car elle aime quand on y va ensemble, ainsi qu’aux messes et nous devons nous asseoir ensemble. 6. Comme aucune œuvre ne peut se faire sans difficultés, il m’arrive souvent à me décourager à lui faire plaisir quand elle perd le contrôle de soi-même en grondant et tapant sur les enfants, en laissant la maison dans le désordre, en ratant la cuisson des repas et surtout et surtout en me désobéissant. Pour vaincre ces difficultés et persévérer, je prie toujours pour nous, je l’invite à la confrontation pour des têtes à têtes en vue d’en parler et de tirer les choses au clair. Et même parfois quand cela perdure, je suis obligé d’arranger ce qui n’allait pas par moi-même pour lui donner une leçon. Pour persévérer, je pense et médite les paroles du Cardinal Christian TUMI au cours d’un entretien dans lequel il invitait les mariés à « s’efforcer à développer et au mieux de cultiver la capacité d’aimer leur partenaire » 7. Pour moi, les fruits de mes efforts à faire plaisir à mon épouse sont multiples : elle ne me cache rien, elle se confie toujours à moi, me donne des conseils pour la gestion de nos ressources, l’entretien de nos relations fraternelles, amicales et même professionnelles. Je peux le dire et sans risque de me tromper que je suis son seul ami et confident. Ces fruits vont même jusque dans ma famille tant nucléaire qu’élargie. C’est ainsi qu’elle prend soin de tout le monde de la famille, sympathise et compatie aux difficultés de tout notre entourage. Elle veille toujours à ce que nous assistions des personnes en situation difficile comme heureuse. Chaque fois que je dois aller au village, elle ne rate jamais de faire un paquet pour ma maman et d’habitude elle l’appelle au téléphone ainsi que mes frères et sœurs pour salutation. Bref c’est elle qui m’éclaire sur beaucoup de choses. 8. Mon désir le plus cher, c’est que rien ne m’empêche de continuer à grandir pour faire plaisir à mon épouse et dans mes prières je ne cesse de confier cela au Seigneur. 9. Au vu de tout ceci, je ne peux que demander aux mariés à faire plaisir à leur partenaire, car faire plaisir à nos épouses c’est faire la volonté de Dieu. Et il faudrait souhaiter que leur sainteté se fasse à travers notre amour pour elles.”
Anonyme
Anonyme Cameroun

21 novembre 2016

“Je suis Mariée, couturière. J’ai commencé à comprendre la nécessité de donner ma vie au Christ quelques années avant notre mariage. Alors, je ne cessais de demander à Dieu de me donner un mari très pieux, qui pourra m’aider à me relever si jamais je faiblissais. Celui-là dont je ne regretterai jamais de l’avoir épousé, très beau, mignon avec beaucoup d’argent. Il est à noter que si les prêtres se mariaient, j’aurai demandé à Jésus de me donner un époux prêtre. Puis que je rêvais d’un mari très proche de Dieu pourquoi pas Saint Pierre (pape). Pendant nos fiançailles, je ne cessais de lui rappeler que je l’aime et que je l’embrasse très tendrement chaque fois qu’on s’appelait au téléphone car nous n’étions pas dans une même ville. Et je me disais qu’une fois nous serions mariés, je me donnerai à lui chaque fois que nous aurions souhaité et que je devrai être très attentive à lui, toujours souriante et surtout prompte à le servir. Ceci pour lui exprimer mon amour sincère et vrai. Malheureusement très top j’ai conçu, j’étais malade, la grossesse me menaçait si bien que je ne pensais qu’à l’enfant que je portais. Alors, j’ai commencé à le rejeter au point où quand il avait besoin de moi, je le repoussais en disant « je ne me sens pas bien ».Après la grossesse l’accouchement a suivi. Lors de l’accouchement de notre premier enfant, j’ai eu des déchirures du second degré. J’ai donc fais l’effort de me réserver pendant 8 mois après l’accouchement avant de m’offrir à nouveau à mon époux ; ainsi il s’efforçait à vivre la chasteté malgré sa perle qui était pourtant à ses côtés. Pour la petite histoire, un jour mon mari m’a mise en colère et pour l’énerver moi aussi, j’ai fermé la porte de la chambre et il a passé nuit au salon sans couverture et le froid l’a bien touché. Parce qu’il fallait que je rende la pièce. Une autre fois également, il m’a énervée au point où j’ai eu envie de le fouetter et comme je ne pouvais pas, je suis allé dans la chambre prendre la clé de son bureau croyant que c’était celle de la moto que j’ai gardée. Puisque c’était le Week End, lundi matin, il l’a tellement cherchée sans retrouver et ne m’a rien demandé. Malheureusement pour lui ce jour, son patron arrive en premier au bureau et ne le trouve pas. Il l’appelle et lorsqu’il est venu lui dire qu’il ne retrouve pas le trousseau de clés du bureau, son patron s’est fâché sérieusement de lui. Le soir, il est rentré très fâché et c’est là qu’il demande si nous n’avons pas vu ses clés dans la maison. Je me suis donc mise à rire et lui demander de regarder si ce n’est pas dans le sac d’habits posé au sol. Il a pris en me fixant et ne savait pas quoi dire. Grâce aux enseignements que je reçois au groupe Parole de Dieu, et beaucoup plus ceux que j’ai reçu l’année dernière lors de l’enseignement spécifique à la grande retraite qui m’invitait à mieux encadrer mon mari, bien m’occuper de lui et de poser autant de geste d’amour possible pour lui montrer que je l’aime. Ainsi, je suis devenu de plus en plus douce avec mon tendre époux. J’ai pris l’habitude de l’appeler par son petit nom « chéri », partout même devant n’importe qui. Je fais les efforts pour que notre lit soit toujours dressé et que le drap soit propre. Je m’arrange à ce que le repas soit bien fait et mon souci majeur c’est qu’il apprécie toujours mes repas même comme il est trop exigeant. Il est à noter que contrairement à avant, je ne prenais pas la peine de retirer le repas de mon époux avant de sortir de la maison les matins, mais maintenant je le fais presque chaque fois puisqu’il rentre à la maison à midi lorsqu’il a travaillé dans la ville. En ce qui concerne mes sous-vêtements, je les garde toujours propres et attirants. Je veille à ce qu’il fasse toujours sa prière intime le matin. Quand je soupçonne qu’il ne l’a pas fait, je le lui demande et au besoin le lui rappelle. Quand il doit se déplacer le weekend, je lui pose toujours la question de savoir comment est-ce qu’il fera la messe du dimanche et lorsqu’il est de retour, je me rassure s’il l’a fait ou pas. Quand je constate que ses sous-vêtements ne sont plus en éclat, je les renouvelle. Tout ceci ne passe pas sans difficulté. Il y a par exemple les moyens financiers. Tu as vraiment l’envie de faire plaisir à ton mari, mais tu te trouves sans argent. Parfois je veux me décourager en disant que c’est trop difficile de chercher toujours à faire plaisir à son chéri. Je dirais que ces efforts à lui faire toujours plaisir nous rendent très heureux. Nous nous épanouissons suffisamment malgré nos moyens financiers limités. Mon mari est non seulement mon époux, mais aussi mon confident donc tout pour moi. Lorsqu’il n’est pas au travail, nous sommes ensemble. Il ne fait presque rien sans que je ne sois au courant. L’amour règne vraiment dans notre foyer. Je connais mon homme. Je me rappelle une fois lorsque je me plaignais tellement des problèmes d’argent, connaissant combien il gagne le mois, il m’a proposé que dorénavant, il prendra son salaire et il me remettra afin que moi-même je le gère comme je veux. J’ai répondu par un ‘non’ sec parce que je sais intérieurement que nos besoins et problèmes sont toujours au-dessus de son revenu et quand il gère en tant que homme il saura comment faire pour subvenir à nos besoins et c’est ce qu’il s’active à faire. En dehors des jours que l’un de nous est empêché ou bien n’est pas dans la ville les dimanches, nous allons toujours ensemble et rentrons ensemble de la messe. Dans ma famille, tous ceux pour qui j’ai une considération, mon mari le fait également autant. Pour ce qui est de notre vie de prière, nous faisons notre prière familiale ensemble dans la soirée avec les enfants. Jusqu’ici je dirais que je n’ai même pas encore commencé à l’aimer vraiment comme Christ et ainsi que moi-même le voulons. Pour cela, je ne cesse de prier et de confier à Jésus ce désir ardent à lui faire plaisir et à mettre à l’aise tous ceux qui nous visite pour valoriser cette prière qu’a dit le célébrant le jour de notre mariage, je le cite : «Que leur foyer soit fécond et accueillant à tous ceux qui y entreront ». Cette prière jusqu'a aujourd'hui est restée gravé dans ma mémoire et chaque fois je prie et demande à Jésus de bénir notre maison afin que tous ceux qui y entrent se sentent heureux même si nous ne leur donnons rien. Donc chers frères et sœurs, nous vous invitons à faire comme nous. Poser des petits gestes d’amour envers votre partenaire afin que règne un climat agréable au sein de vous et enfin de l’aider à grandir dans son amour pour Dieu. Tous ceux qui aiment fleuriront…”
Anonyme
Anonyme Cameroun

21 novembre 2016

“Je m'appelle Marie, Dans ma famille nous allions à la messe lors des solennités ou grande fête, Noël, pâques...Je n'ai pas grandi avec mes parents, à ma naissance, mon oncle (cadet mère), par reconnaissance pour ce que mes parents ont fait pour lui, décide de me récupérer à 1 an et demi. Je tétais encore.Je grandissais avec eux et leur fille à Yaoundé. A la faveur d'un divorce, il se remarie avec une femme de "chez nous", que ma mère est allée chercher au village. C’était le début de la descente en enfer. J'avais 6 ans et demi. Mon malheur est venu du fait que mon oncle (paix à son âme), ingénieur agronome de l'époque, pilotait les projets de l’État, il était toujours en voyage, très souvent pour des mois. Chaque fois qu'il partait, j'étais abandonnée à moi-même, ma nourrice n'encadrait que ses enfants. C'est moi qui avais droit à la nourriture mal conservée qui moussait déjà, au point où j'ai chopé une dysenterie amibienne qui a failli me coûter la vie. Je passais les nuits près du berceau de ma cousine pour qu'à son réveil, je la berce immédiatement pendant que sa mère dort. La ménagère avait toujours droit à une cessation momentanée d'activités et je devais faire le gros des travaux domestiques. J'allais à l'école à pied alors qu'il y a un chauffeur. J'avais 8ans et demi quand je passais les soirées et week-end dehors avec les enfants du quartier et ne rentrais que pour dormir si j'en avais la possibilité. J'ai grandi dans la rue sous les poteaux électriques. Notre activité principale était le ramassage des criquets que nous allions grillés chez l'un d'eux. Dans la rue il fallait se battre pour avoir une place et ne pas se laisser marcher dessus, alors j'ai appris et développé la violence physique et verbale, la haine, la rancune, le mensonge, l’égoïsme etc. Nous nous battions constamment dans la rue, avec les armes s'il le fallait (bâton, pierre, couteaux, clous, tournevis...). Je faisais les répétitions d'injures, seule dans ma chambre. Parallèlement, à l'école je reprenais systématiquement toutes les classes. Après beaucoup de problèmes de famille, ma mère décide de me reprendre à 12ans j'étais au CM1. De retour chez mes parents à Douala, c'était très difficile parce que mon père avait engagé le redressement. Mais le terrain n'était pas favorable. Les habitudes ont la peau dure....J'avais 2 visages: à la maison, je jouais aux enfants dociles et obéissants, mais à l'école c'est moi qui donnait les rendez-vous de bagarre au gazon le vendredi, soit pour me venger ou venger mes camarades. On m'appelait sapeur-pompier. Tous mes camarades avaient peur de moi… Je n'aimais pas mon père, je le trouvais méchant. C'est alors que ma sœur, l’aînée de la famille que j'appelle affectueusement Mamado décide de me récupérer à Nkongsamba à 13ans et demi. Un tournant décisif était engagé. L'encadrement et le milieu avaient considérablement changés. Quelques mois après, à la surprise générale, j'ai réussi au concours d'entrée en sixième au collège Sainte Jeanne D'arc. A l'annonce de mes résultats, la famille a fait le déplacement au collège pour vérifier, tellement j'étais nulle et bonne à rien. Contre toute attente, je ne fournissais que les bons résultats avec bourse scolaire de 9000F/1er cycle et 10000f/2nd cycle, en plus du meilleur prix du collège en Espagnol en classe de 1ere. Je n'ai plus jamais connu l'échec scolaire jusqu'à l'université et à la sortie de l'ENS/Yaoundé, et pourtant ma sœur usait de beaucoup de subterfuges et de jonglerie pour payer ma scolarité et sauvegarder mon ménage. C'est également pendant mon séjour à Nkongsamba que j'ai reçu tous mes sacrements. Cependant, je n'avais pas abandonné la violence, au point où étant à l'ENS j'ai failli tuer ma cousine qui m'avait tenue tête avec ma grosse paire de ciseaux. Heureusement que mes amies qui étaient là, ont attrapé les ciseaux dans leur envol. Je serai en prison. J'ai profité pour lui rappeler toutes les misères que sa mère m'a faites. ça coulait comme l'eau .Elle a beaucoup pleuré. La violence était toujours mon plat préféré et la rancune, mon dessert. Je grinçais beaucoup les dents quand je ratais l'occasion de faire du mal. Je minaudais sans cesse...... Cela s'est répercuté dans mon ménage, avec mon époux et les enfants. Je branchais toujours le fer à repasser pour le lui appliquer dès que nous avions une dispute. Me connaissant, il se tenait toujours à bonne distance. Une autre fois, en le suivant avec le couteau, le poignet de la porte l'a blessé au ventre. La cicatrice est toujours là...Il ne voit pas très bien avec son œil gauche parce que je lui avais versé la sauce de pépé-soupe chaude en plein visage, alors que c'est lui qui me l'avait offert. je l’attendais quelque fois avec la machette quand je racle cela sur le ciment , à la vue des étincelles il disparaît très rapidement et je suis contente Dans la même lancée, ma fille a fait une fugue à 9ans. Je venais de la frapper durement avec une grosse spatule. Ses doigts ont enflé. Elle m'a raconté plus tard qu'en partant, elle se retournait constamment, espérant que je la suivrais. Je n'ai pas bougé. Elle s'est demandé si j'étais réellement sa mère. Entre temps, ma vie chrétienne était entre 2 grandes parenthèses. Je n'allais plus du tout à l'église. Après des reproches de maman et de mon père, je suis rentrée à l'église catholique, parce que je flirtais déjà avec les témoins de Jéhovah. J'ai opté pour les messes anticipées du samedi et bien plus tard plus régulière aux messes de 8h. Le Seigneur m'appelait progressivement. C'est ainsi qu'une sœur m'a demandée de me joindre à eux pour l'encadrement des tout-petits et me voilà dans le groupe des Saints Innocents. Cette sœur me donnait les fiches de Parole de Dieu que je ne lisais. Aka! Quand le groupe a ouvert à Saint Louis, je suis arrivée 2 mois et demi plu tard après une cour assidue de rues sœur qui me vantait les enseignements. J'étais très émue à la 1ère réunion. J'avais pour ainsi dire amorcée la délivrance. Les enseignements m'édifiaient beaucoup chaque Lundi soir, je me remettais en question. Je faisais mon examen de conscience et dans mon cœur, en douce, je voyais combien j'étais minable. Parce que chaque fois que je lisais la Bible, on ne parlait que de la miséricorde, la tendresse, la douceur, l'amour, etc...Alors, j'ai pris la résolution de changer. Mais dans mon fort intérieur, ce n’était pas toujours ça. Je me faisais maintenant violence pour être douce et aimer l'autre. La libération a été graduelle. La phase finale s'est opérée à la suite d'un enseignement à une journée de retraite. Cet enseignement portait sur la tendresse, ce qui m'a touché c'est l'exemple qu'elle avait pris concernant une étude comparative des sœurs, sur 2 groupes d'enfants .Le groupe A était élevé dans la douceur, la tendresse, les cadeaux et toute forme d'affection et les enfants étaient réceptifs, ouverts, obéissants, intelligents. Le groupe B élevé dans toute forme de brutalité, maltraitance, brimade, etc...fournissait de mauvais résultats scolaires, ces enfants étaient introvertis, très peu intelligents, pas sociables et très peu obéissants." elle a terminé en disant que l'on ne moissonne que ce que l'on a semé" J'avais l'impression que quelqu'un lui avait parlé de mon enfance. Fort heureusement, mon entourage a remarqué mon évolution. Il y a quelques temps, ma fille a obtenu une mauvaise note en mathématiques. Elle me l'a dit toute tremblante, sûre que j'allais la "piller" (c'était mes expressions). A ma grande surprise, nous avons échangé calmement sur ses difficultés et à la fin , je lui dit que quoiqu'il arrive sache que "maman t'aime" Cette phrase a fait un déclic en elle. Elle est devenue plus épanouie et plus ouverte. Je suis plus souvent entourée d'enfants maintenant. Mes collègues m'ont surnommée l'année dernière, distributrice de la bonne humeur, en entrant dans un bureau, je trouvais toujours une phrase ou un passage biblique pour leur donner la joie et l'espoir surtout quand nous avons les "maux de poches" Plusieurs de mes amies m'ont dit que ":dis donc la vieillesse te gère" déjà parce que devant une situation au lieu de mettre l'huile sur le feu j'apaise seulement. Mon époux est celui qui a le plus récolté les fruits de la conversion. Parce que je suis devenue plus calme et je l'écoute quand il parle. Avant quand il disait "A" j'étais déjà à "Z".(Il me demande même souvent que: tu n'as rien à dire? ) En retour il est redevenu fou et les textos (SMS d’amour) fumants pleuvent encore. Pour concrétiser cela, de retour de vacances scolaires en Septembre 2011, il a lui même proposé que je rencontre le curé pour les formalités de notre mariage religieux, lui qui avait juré que pour rien au monde, il ne pouvait pas accepter,[ motif qui a failli nous séparer] le voilà engagé. Le mariage fut célébré le 09 Décembre 2011 à 10h. C'était très émouvant, sobre et extraordinaire. Il y avait en tout 12 personnes y compris le célébrant et le sacristain. C'est lui qui me rappelle désormais que je serai en retard au groupe. Tu ne vas pas à l’Église aujourd’hui? Il maîtrise bien mon programme des messes et apprécie la compagnie de mes sœurs du groupe. Ma vie de prière a beaucoup changé. Je prie partout et confie chaque situation à Dieu. Je vis la quasi-totalité des exercices de la fiche. Je vends les fiches à la criée après les messes. Je partage les témoignages au groupe. Au bureau j'ai institué la prière des travailleurs avec radio veritas (radio diocèsaine) les lundis à 8h05 pour confier la semaine de travail. Nous avons aussi les pauses-Jésus à la mi-journée pour reprendre des forces, surtout quand nous ne sommes pas sur le terrain. Depuis que j'ai renoué avec le corps du Christ, le moment de la communion est toujours très dense en émotion et l'Adoration du Saint Sacrement est un de mes exercices préférés. J'assiste toujours au journée de retraite et je fais un effort de saluer le maximum de personnes et de servir. Je bénis le seigneur tous les jours, lui qui a utilisé mes sœurs pour m’appeler. S'il faut comparer les périodes, je dirai que j'étais aveugle et maintenant je suis borgne. A l'heure ci, je veux parler comme l’apôtre Paul "Rien ne peut me séparer de l'amour de Dieu"… Je nous encourage à faire le bien et à être doux et tendre. La Parole de Dieu ne dit-elle pas « Heureux les doux, ils auront la terre en partage » Mt 5,4 : [Je prie pour pardonner à ma nourrice] Que le Seigneur m'accorde cette grâce. Mes frères et sœurs nous avons tenu le bon bout et ne lâchons pas. Union de Prière”
Anonyme
Anonyme Cameroun

21 novembre 2016

“Une jeune étudiante en mathématiques qui malgré son emploi du temps serré parvient quand même à grandir dans son intimité avec Jésus, en lisant beaucoup la bible, la vie des saints, en allant régulièrement à l’adoration du très Saint Sacrement, participant toujours aux répétitions pour l’évangélisation sur scène et la décoration. Ces sacrifices pour les activités du groupe lui attirent des moqueries de ses camarades, mais elle tient bon au point de sacrifier de l’argent pour le taxi au profit des activités du groupe. De plus, elle a préféré venir à la retraite de carême à Douala au lieu d’utiliser cet argent pour l’achat de ses habits.”
Anonyme
Anonyme Cameroun

21 novembre 2016

“Bonjour à tous, je m’appelle Carine Yonga. Je vis à Nice dans le Sud de la France. En cette année, la fête de Noël est placée pour moi sous le signe de l’action de grâce. Oui, action de grâce pour tous les bienfaits reçus de Dieu, pour les nombreux succès et surtout pour sa protection constante sur ma vie. Des années auparavant, je ne savais bien comment me préparer à la fête de Noël et comment vivre le temps de l’avent. Je remarquais que pendant ce temps liturgique il n’y avait plus de gloria à la messe et que la couleur liturgique était violette comme pendant le carême. Jeune, nous avions appris ce chant « viens Emmanuel, viens parmi nous, viens nous sauver » et d’autres chants encore qui rythmaient cette période liturgique dans les paroisses au Cameroun. Bien qu’étant parolienne, je maintenais une vie assez routinière au niveau personnel sur tous les aspects pendant cette période. Une fois partie du Cameroun, je n’ai plus souvenir exact de comment j’ai vécu mes premiers temps de l’avent. Une chose dont je me souviens par contre c’est de m’être retrouvé un jour aux galeries Lafayette à l’approche de Noël. Je n’avais pas beaucoup d’argent et je cherchais certainement des petits cadeaux… La dame devant moi à la caisse a passé ses achats et les a réglés directement avec sa carte bleue pour plus de 2000 euros ! J’ai écarquillé les yeux. 2000 Euros, juste pour des achats de noël, le convertisseur automatique CFA se mettant en route dans mon cerveau m’a confirmé que les achats dépassaient un million de francs CFA. Ça m’a fait un choc mais aussi réfléchir sur le fête de Noël. Des statistiques disent que les Français vont dépenser en moyenne 512 euros par foyer pour la fête de noël cette année sans compter les cadeaux peut-être. Le 1er cadeau que je peux faire à Jésus mais aussi à ceux que j’aime c’est bien me préparer à sa VENUE car Avent vient du latin « adventus » qui signifie VENUE. C’est ainsi que depuis 3 ans environ maintenant, la neuvaine pour les difficultés des membres du groupe est le 1er évènement qui m’aide à rentrer dans l’avent. Cette année j’ai essayé de m’y appliquer du mieux que je pouvais, pour prier pour les autres mais aussi pour moi. C’était un moyen pour moi de commencer « à préparer le chemin du Seigneur » Luc 3, 10-11. J’étais aussi très contente quand le frère Henri a parlé de la crèche. Depuis plusieurs années maintenant je prépare une crèche pour noël. Au début c’était pour rompre avec la solitude et l’éloignement de ma famille pendant Noël. Maintenant la crèche est beaucoup plus pour moi. Elle est une icône et une source de chaleur dans la maison pendant noël. C’est comme si j’avais la chance d’être visitée par Jésus dans son entière humilité. C’est aussi une invitation à l’adorer comme les rois mages : « nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus l’adorer » Mt 2 : 2. En général il y’a toujours beaucoup de passage à la maison pendant cette période-là. La crèche en remplacement du traditionnel sapin de noël est aussi un témoignage de ma chrétienté dans le sens où elle peut être le point de départ ou l’occasion de parler de Dieu à un ami non-chrétien en visite. Noël c’est la fête de Lumières, pendant l’avent, toutes les lumières sont accrochées petit à petit dans la ville. J’aime beaucoup les décorations de noël mais la vraie lumière qui donne un sens à toutes ces lumières mondaines c’est bien Jésus ! Il le dit lui-même : « Je suis la lumière du monde, celui qui me suit ne marche pas dans la nuit… » Jean 8 : 12. Pendant ce moment de l’avent c’est une invitation pour moi à chasser les ténèbres dans ma vie et à me remettre au pas de Jésus notamment dans la prière intime mais aussi dans l’adoration que j’ai souvent négligé ces derniers temps. J’ai aussi rencontré mon prêtre pour la confession et j’attends son rendez-vous. Je parle souvent beaucoup et je peux blesser les gens par inadvertance. Je m’en rends compte après mais à chaque fois c’est trop tard. Je ne suis pas toujours très calme au volant et parfois je me mets en colère ou je lâche une insulte à un automobiliste qui fait des bêtises sur la route. Un exercice que je vis pendant ce temps de l’avent pour recevoir une lumière intérieure et pouvoir la partager le jour de noël c’est vraiment de retenir ma langue et de ne prononcer que des paroles réfléchies et posées. C’est un exercice qui me coûte vraiment beaucoup et il m’arrive de ne pas être très fière le soir du bilan de ma journée mais je vois aussi l’œuvre de l’Esprit Saint qui me modèle progressivement. « Accomplissez les actes qui montrent que vous avez changé de comportement » Mt 3 : 8. Quand les disciples ont reçu le baptême de Jean et lui ont demandé ce qu’il fallait faire, jean leur a répondu, « que celui qui a deux tuniques partage avec celui qui n’en a pas ». Luc 3 : 11. Pour vivre l’amour, j’ai planifié quelques actes à poser en donnant mon temps et mon argent. Pour faire plaisir à Jésus et vivre l’Amour, je vais participer financièrement aux courses et aller cuisiner à la soupe populaire quelques jours avant noël. Ce sera le repas de noël des sans-abri. Ils attendent des centaines de personnes et ont besoin de bénévoles. Également, le soir de noël ma petite famille et moi allons nous joindre au repas paroissial où nous avons invité tous les gens du quartier (âgées ou pas) qui sont seuls et ceux qui dorment dans la rue. Je n’hésite pas non plus à faire des petits gestes spontanés d’amour et aussi à être amour dans ma prière notamment en intercédant encore plus pour les frères et sœurs et pour l’Eglise en détresse (l’Iraq par exemple). Un autre point important c’est le redoublement dans le vécu des exercices de la fiche de prière. Grace à un témoignage sur la dîme, j'ai aussi compris qu'il est important d’être à jour dans ses contributions pendant ce temps de l’avent. Je m’évertue en ce moment même à rassembler mes dettes envers le Seigneur; que ce soit le denier de culte ou mes contributions au groupe. Ma bible se faisant vieille, j’ai aussi prévu, grâce à ma dîme, de me procurer la bible œcuménique TOB version 2010 qui vient de paraître avec en supplément des livres de l’Eglise Orthodoxe. Noël sera certainement cette année une très belle fête. Je bénis le Seigneur de me convier à cette fête, mais je n’oublie pas sa mère Marie que je prie régulièrement et dont l’intercession m’est précieuse. Merci maman Marie de nous donner ton fils qui vient demeurer avec nous. Comme jadis Isaïe au roi Ahaz, le Seigneur nous donne un signe en ce temps de l’avent : « Si vous ne croyez pas vous ne subsisterez pas... Voici la vierge est enceinte et elle donnera au monde un fils. Emmanuel : « Dieu avec Nous » Isaïe 7 : 9, 14. Joyeux Noël d’avance à tous!”
Anonyme
Anonyme Cameroun

21 novembre 2016

“Un jeune enseignant qui avait été affecté dans un dans un lycée à environ 35 minutes de Yaoundé (Cameroun), éprouvait d’énormes difficultés au regard des conditions salariales (très bas), de déplacement, et même d’enseignement. Tout ceci l’a dégouté et c'est ainsi qu'il est devenu absentéiste; remettant les copies des devoirs en retard; ne voulant plus du tout enseigner ou y faire carrière. Heureusement lors d’une journée de retraite, un troisième dimanche, pendant l’accompagnement spirituel, il a compris que Dieu l’appelaità bien faire son travaildans son établissement. Il a pris la résolution de changer etest donc devenu assidu tout en dispensait bien ses cours au point d’être apprécié par ses élèves. De plus il ne cache plus son identité chrétienne, et parle de Dieu à ses collègues. Cette assiduité et les résultats de ses élèves lui ont permis d’obtenir le prix du troisième meilleur enseignant de l’année.”
Anonyme
Anonyme Cameroun

21 novembre 2016

Votre voix
compte

Chaque mot partagé est une graine semée. Prenez un instant pour écrire ce que le Seigneur a fait pour vous au sein du mouvement.

Partager mon témoignage