Témoignages

Chaque rencontre avec le Christ est un souffle nouveau. Vos témoignages sont les lumières qui éclairent le chemin de notre communauté. Osez partager la grâce reçue.

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“Je m’appelle Rose. Quand je m'asseyais, je ne pouvais pas facilement me relever. Pendant la retraite Parole de Dieu de Bamenda, j'ai eu une délivrance. Depuis la grande retraite, tout va bien, au point ou j'ai pu m'agenouiller pour plus de 30 min pendant la retraite de Pâques, ce qui m'était impossible avant. A mon retour de la même retraite, j'ai eu une délivrance: Je souffrais d'une douleur sous la cage thoracique gauche qu'on n'avait pas pu soigner à l'hôpital depuis plus de 10 ans. A un moment donné pendant la retraite, j'ai senti quelque chose rouler dans mon ventre comme si c'était l'enfant qui bougeait en moi; les mouvements étaient si sensibles que j'ai cru qu'en soulevant mon vêtement je le verrais bouger, mais non! A présent, cette douleur a en parti disparu, et je suis persuadée qu'elle va partir complètement avec le temps. Merci Seigneur.”
Anonyme
Anonyme Cameroun

21 novembre 2016

“J’ai 38 ans, je suis mère de quatre enfants, institutrice de profession. La perte de mon mari a été un des événements les plus douloureux de mon existence. Élevée dans une famille pour qui la messe du dimanche était obligatoire, c’est naturellement qu’après mon mariage j’ai continué à y aller, me faisant accompagnée par mon mari qui me suivait sans rechigner. Seulement sans que cela ne s’explique nous avons tous les deux arrêté d’y aller, y faisant des brèves apparitions lors des grandes fêtes comme Noël ou Pâques. Les notions telles que l’écoute de la Parole de Dieu, la lecture de la Bible étaient devenues des notions complètement ignorées de moi. Ma bible était devenue une décoration pour mon classeur, et quand j’oubliais de faire du ménage de ce côté là, elle était couverte de poussière. N’ayant plus aucune référence spirituelle, je menais ma vie à ma guise ; n’ayant de compte de conscience à ne rendre à personne. C’est alors que la liste noire commença. Mon beau-frère fut noyé dans un cours d’eau. Sa mort qu’on se précipita de trouver mystique nous introduit dans le monde des marabouts. Avant l’enterrement qui avait lieu le lendemain, nous avions déjà eu le temps de consulter tous les grands marabouts du village. Ils étaient tous unanimes ; « il n’est pas mort ; on l’a enchaîné, si vous ne réagissez pas comme des hommes valables, vous allez le perdre. ». Nous n’avons pas hésité à sortir des sommes vertigineuses, mais à notre grand désespoir le mort est resté inerte jusqu'à son inhumation. Un an après cet évènement, les deux pieds de mon mari ont commencé à prendre du volume. L’idée d’aller consulter un médecin ne nous a pas un instant habité ; il est évident qu’il fallait courir chez un marabout. « Tu as traversé un remède qui ne t’était pas destiné sinon tu serais déjà mort, on t’a lancé le ‘son’ », etc. Il a fallu déverser à cet endroit 100.000 francs et une grosse chèvre pour le blindage. Ce traitement ne changea rien. Nous allions de guérisseur en guérisseur ; et mon mari allait de moins en moins bien. Partout on essayait de nous convaincre que ce n’était pas un cas qui pouvait se résoudre à l’hôpital. Pourtant, la fois où l’on s’est enfin décidé de l’emmener à l’hôpital, après les examens, on a découvert qu’il avait un cancer. Nous avons continué à faire venir discrètement les marabouts à l’hôpital. Et défaisant le pansement fait par les infirmières ils recommençaient le leur à leur manière. Nous ne pouvions pas imaginer une issue sans l’apport sans pareil des marabouts. Ils profitaient de notre moral déjà largement atteint pour nous ruiner. Mais que n’aurions-nous pas donner pour que mon mari survive ? Entre temps on l’a évacué à l’hôpital la Quintinie de Douala au Cameroun. Son cancer s’était généralisé. Les médecins n’ont pas jugé utile de l’interner. Il se rendait à l’hôpital pour des soins. Cette vie au quartier a créé un désordre plus grand avec la consultation des marabouts qui venaient le voir ; parfois il y en avait deux par jour ; et des fois où ils ne se gênaient même pas se chamailler entre eux chacun estimant être le plus fort. C’est dans ces conditions déplorables et combien amères que mon mari mourut. Je me sentais trompée, humiliée, bafouée, pillée, ruinée par les marabouts. Jusqu’au bout mon espoir n’avait reposé qu’en eux. J’avais été certaine de leur pouvoir à sauver mon mari. L’argent dépensé à l’hôpital n’atteignait pas le quart de ce que je leur avais donné. Je me retrouvais criblée de dettes. Redoutant le regard de mes créanciers. Je sentis une bouffée de haine m’envahir pour les marabouts ; Je les jugeais responsables de ma déchéance. Ma mère essayant de me convaincre d’aller encore consulter un nouveau marabout qu’elle connaissait et dont les louanges étaient chantées partout ; je m’y opposais violemment. Elle se résolut à y aller seule persuadée que je perdais « ma chance ». Plus tard elle m’avoua avoir été escroquée par lui. Quant à moi, je ne savais plus quoi faire de ma vie ; m’étant éloignée de mon Dieu depuis belle lurette, je ne savais plus comment m’adresser à Lui surtout après toutes les gaffes de ma vie. Pourtant je me suis mise à lire des ouvrages spirituels comme « La Puissance de la Louange » qui ont revigoré mon intérêt spirituel. Invitée à une retraite Parole de Dieu, j’ai été bouleversée par les chants qui semblaient traduire mon âme et la révélée. Le chant « Convertis-toi, il n’est pas tard » a été comme un déclic en moi. J’ai décidé de grandir dans ma relation avec Dieu, et d’aider les autres à aller à sa rencontre. Les sacrements sont devenus une source de grande consolation pour moi. J’ai été guérie de ma haine des marabouts ; aujourd’hui, je prie pour eux ; afin qu’eux aussi soient illuminés par la Lumière de jésus. Quelques soient les tempêtes de ma vie, je sais aujourd’hui que tout dépend de Dieu, et que c’est Lui le Seul Tout Puissant.”
Anonyme
Anonyme Cameroun

21 novembre 2016

“1. Je suis Agronome de formation. Je suis marié, il y a 3 ans 2 mois et 6 jours devant Dieu et les hommes. Nous avons 2 enfants; une fille et un garçon. Avant de me marier, les rêves de bonheur que j’avais du bon comportement de mon partenaire étaient les suivants : - Une femme éduquée, soumise, douce et posée ; - Une femme battante ; - Une femme qui sera capable de satisfaire mes instincts libidinaux, disponible à tout moment. 2. Pendant les fiançailles, étant donné que nous ne vivions pas dans une même ville, j’aimais lui faire des SMS, des appels nocturnes en raison que 8 minutes valait seulement 100 F. Quand j’avais la possibilité de voyager sur Douala où elle résidait et poursuivait ses études, je n’hésitais pas à le faire et à ces occasions, on passait ensemble des journées entières dans sa chambre d’étudiante à causer entre nous. Nous aimions toujours rester et comme il fait chaud à Douala, nous nous couchions plus à même le sol que sur le lit même si rien ne se passait finalement. En début de mariage, j’aimais bien lui faire la ‘centrale’ quand je rentrais à la maison puisque pendant la célébration de notre mariage et après s’être embrassé, le célébrant, argumente en disant « vous avez le feu vert dès maintenant à vous embrasser publiquement » 3. Mais tout n’a pas toujours été que rose. Quand nous traversions des moments de problèmes, pour énerver ou choquer ma femme, j’avais l’habitude de l’étouffer chaque fois qu’elle me présente des situations sérieuses et surtout quand mes poches sont vides. Je sais que ça doit la mettre mal à l’aise car elle aime bien être écoutée. Parfois, je rentre à la maison après la tombée de la nuit lorsque nous sommes en désaccord et cela pour amplifier son énervement car elle aime bien me voir à ses côtés à tout moment et avant la tombée de la nuit. 4. Ce qui m’a permis de comprendre qu’il fallait l’aimer davantage et selon le plan de Dieu et grandir dans mon amour pour elle, c’est le fait que à travers les exercices de la fiche de prière parole de Dieu ; j’ai découvert que s’énerver était un péché et donc c’est moi qui l’entrainait à être en désaccord avec le Christ. Et en plus, je ne gagne rien à la faire souffrir car pendant des moments de tension dans notre couple, c’est l’amour qui se dégrade et nous fait plus de mal que de bien. 5. Ce que je fais pour lui faire plaisir : au moins une fois par mois, je l’emmène manger du porc braisé au pain chaud de préférence celui de la Boulangerie la grâce qu’elle apprécie tant. Je l’accompagne aussi faire ses courses sans me poser de questions et sans m’impatienter. Quand je suis disponible, partout où elle se rend dans la ville je l’accompagne. Tout récemment, j’ai découvert qu’elle aimait se balader et depuis lors, dès que je trouve du temps disponible les dimanches, je n’hésite pas à l’emmener découvrir les différents quartiers de la ville. Sachant qu’elle aime manger du pain chaud, quand j’ai la possibilité d’en acheter les soirs à mon retour du boulot je le fais toujours. Pour l’aimer encore, chaque matin quand je le peux, soit je lave les couches et autres habits tant du bébé que pour nous-mêmes ou bien j’apprête l’enfant ainsi que son goûter pour l’école et je baigne le bébé et l’habille. Et ceci depuis que nous avons des enfants. Pour toujours l’aimer, je l’accompagne chaque jeudi à l’adoration du très Saint Sacrement car elle aime quand on y va ensemble, ainsi qu’aux messes et nous devons nous asseoir ensemble. 6. Comme aucune œuvre ne peut se faire sans difficultés, il m’arrive souvent à me décourager à lui faire plaisir quand elle perd le contrôle de soi-même en grondant et tapant sur les enfants, en laissant la maison dans le désordre, en ratant la cuisson des repas et surtout et surtout en me désobéissant. Pour vaincre ces difficultés et persévérer, je prie toujours pour nous, je l’invite à la confrontation pour des têtes à têtes en vue d’en parler et de tirer les choses au clair. Et même parfois quand cela perdure, je suis obligé d’arranger ce qui n’allait pas par moi-même pour lui donner une leçon. Pour persévérer, je pense et médite les paroles du Cardinal Christian TUMI au cours d’un entretien dans lequel il invitait les mariés à « s’efforcer à développer et au mieux de cultiver la capacité d’aimer leur partenaire » 7. Pour moi, les fruits de mes efforts à faire plaisir à mon épouse sont multiples : elle ne me cache rien, elle se confie toujours à moi, me donne des conseils pour la gestion de nos ressources, l’entretien de nos relations fraternelles, amicales et même professionnelles. Je peux le dire et sans risque de me tromper que je suis son seul ami et confident. Ces fruits vont même jusque dans ma famille tant nucléaire qu’élargie. C’est ainsi qu’elle prend soin de tout le monde de la famille, sympathise et compatie aux difficultés de tout notre entourage. Elle veille toujours à ce que nous assistions des personnes en situation difficile comme heureuse. Chaque fois que je dois aller au village, elle ne rate jamais de faire un paquet pour ma maman et d’habitude elle l’appelle au téléphone ainsi que mes frères et sœurs pour salutation. Bref c’est elle qui m’éclaire sur beaucoup de choses. 8. Mon désir le plus cher, c’est que rien ne m’empêche de continuer à grandir pour faire plaisir à mon épouse et dans mes prières je ne cesse de confier cela au Seigneur. 9. Au vu de tout ceci, je ne peux que demander aux mariés à faire plaisir à leur partenaire, car faire plaisir à nos épouses c’est faire la volonté de Dieu. Et il faudrait souhaiter que leur sainteté se fasse à travers notre amour pour elles.”
Anonyme
Anonyme Cameroun

21 novembre 2016

“Je suis Mariée, couturière. J’ai commencé à comprendre la nécessité de donner ma vie au Christ quelques années avant notre mariage. Alors, je ne cessais de demander à Dieu de me donner un mari très pieux, qui pourra m’aider à me relever si jamais je faiblissais. Celui-là dont je ne regretterai jamais de l’avoir épousé, très beau, mignon avec beaucoup d’argent. Il est à noter que si les prêtres se mariaient, j’aurai demandé à Jésus de me donner un époux prêtre. Puis que je rêvais d’un mari très proche de Dieu pourquoi pas Saint Pierre (pape). Pendant nos fiançailles, je ne cessais de lui rappeler que je l’aime et que je l’embrasse très tendrement chaque fois qu’on s’appelait au téléphone car nous n’étions pas dans une même ville. Et je me disais qu’une fois nous serions mariés, je me donnerai à lui chaque fois que nous aurions souhaité et que je devrai être très attentive à lui, toujours souriante et surtout prompte à le servir. Ceci pour lui exprimer mon amour sincère et vrai. Malheureusement très top j’ai conçu, j’étais malade, la grossesse me menaçait si bien que je ne pensais qu’à l’enfant que je portais. Alors, j’ai commencé à le rejeter au point où quand il avait besoin de moi, je le repoussais en disant « je ne me sens pas bien ».Après la grossesse l’accouchement a suivi. Lors de l’accouchement de notre premier enfant, j’ai eu des déchirures du second degré. J’ai donc fais l’effort de me réserver pendant 8 mois après l’accouchement avant de m’offrir à nouveau à mon époux ; ainsi il s’efforçait à vivre la chasteté malgré sa perle qui était pourtant à ses côtés. Pour la petite histoire, un jour mon mari m’a mise en colère et pour l’énerver moi aussi, j’ai fermé la porte de la chambre et il a passé nuit au salon sans couverture et le froid l’a bien touché. Parce qu’il fallait que je rende la pièce. Une autre fois également, il m’a énervée au point où j’ai eu envie de le fouetter et comme je ne pouvais pas, je suis allé dans la chambre prendre la clé de son bureau croyant que c’était celle de la moto que j’ai gardée. Puisque c’était le Week End, lundi matin, il l’a tellement cherchée sans retrouver et ne m’a rien demandé. Malheureusement pour lui ce jour, son patron arrive en premier au bureau et ne le trouve pas. Il l’appelle et lorsqu’il est venu lui dire qu’il ne retrouve pas le trousseau de clés du bureau, son patron s’est fâché sérieusement de lui. Le soir, il est rentré très fâché et c’est là qu’il demande si nous n’avons pas vu ses clés dans la maison. Je me suis donc mise à rire et lui demander de regarder si ce n’est pas dans le sac d’habits posé au sol. Il a pris en me fixant et ne savait pas quoi dire. Grâce aux enseignements que je reçois au groupe Parole de Dieu, et beaucoup plus ceux que j’ai reçu l’année dernière lors de l’enseignement spécifique à la grande retraite qui m’invitait à mieux encadrer mon mari, bien m’occuper de lui et de poser autant de geste d’amour possible pour lui montrer que je l’aime. Ainsi, je suis devenu de plus en plus douce avec mon tendre époux. J’ai pris l’habitude de l’appeler par son petit nom « chéri », partout même devant n’importe qui. Je fais les efforts pour que notre lit soit toujours dressé et que le drap soit propre. Je m’arrange à ce que le repas soit bien fait et mon souci majeur c’est qu’il apprécie toujours mes repas même comme il est trop exigeant. Il est à noter que contrairement à avant, je ne prenais pas la peine de retirer le repas de mon époux avant de sortir de la maison les matins, mais maintenant je le fais presque chaque fois puisqu’il rentre à la maison à midi lorsqu’il a travaillé dans la ville. En ce qui concerne mes sous-vêtements, je les garde toujours propres et attirants. Je veille à ce qu’il fasse toujours sa prière intime le matin. Quand je soupçonne qu’il ne l’a pas fait, je le lui demande et au besoin le lui rappelle. Quand il doit se déplacer le weekend, je lui pose toujours la question de savoir comment est-ce qu’il fera la messe du dimanche et lorsqu’il est de retour, je me rassure s’il l’a fait ou pas. Quand je constate que ses sous-vêtements ne sont plus en éclat, je les renouvelle. Tout ceci ne passe pas sans difficulté. Il y a par exemple les moyens financiers. Tu as vraiment l’envie de faire plaisir à ton mari, mais tu te trouves sans argent. Parfois je veux me décourager en disant que c’est trop difficile de chercher toujours à faire plaisir à son chéri. Je dirais que ces efforts à lui faire toujours plaisir nous rendent très heureux. Nous nous épanouissons suffisamment malgré nos moyens financiers limités. Mon mari est non seulement mon époux, mais aussi mon confident donc tout pour moi. Lorsqu’il n’est pas au travail, nous sommes ensemble. Il ne fait presque rien sans que je ne sois au courant. L’amour règne vraiment dans notre foyer. Je connais mon homme. Je me rappelle une fois lorsque je me plaignais tellement des problèmes d’argent, connaissant combien il gagne le mois, il m’a proposé que dorénavant, il prendra son salaire et il me remettra afin que moi-même je le gère comme je veux. J’ai répondu par un ‘non’ sec parce que je sais intérieurement que nos besoins et problèmes sont toujours au-dessus de son revenu et quand il gère en tant que homme il saura comment faire pour subvenir à nos besoins et c’est ce qu’il s’active à faire. En dehors des jours que l’un de nous est empêché ou bien n’est pas dans la ville les dimanches, nous allons toujours ensemble et rentrons ensemble de la messe. Dans ma famille, tous ceux pour qui j’ai une considération, mon mari le fait également autant. Pour ce qui est de notre vie de prière, nous faisons notre prière familiale ensemble dans la soirée avec les enfants. Jusqu’ici je dirais que je n’ai même pas encore commencé à l’aimer vraiment comme Christ et ainsi que moi-même le voulons. Pour cela, je ne cesse de prier et de confier à Jésus ce désir ardent à lui faire plaisir et à mettre à l’aise tous ceux qui nous visite pour valoriser cette prière qu’a dit le célébrant le jour de notre mariage, je le cite : «Que leur foyer soit fécond et accueillant à tous ceux qui y entreront ». Cette prière jusqu'a aujourd'hui est restée gravé dans ma mémoire et chaque fois je prie et demande à Jésus de bénir notre maison afin que tous ceux qui y entrent se sentent heureux même si nous ne leur donnons rien. Donc chers frères et sœurs, nous vous invitons à faire comme nous. Poser des petits gestes d’amour envers votre partenaire afin que règne un climat agréable au sein de vous et enfin de l’aider à grandir dans son amour pour Dieu. Tous ceux qui aiment fleuriront…”
Anonyme
Anonyme Cameroun

21 novembre 2016

“Je m'appelle Marie, Dans ma famille nous allions à la messe lors des solennités ou grande fête, Noël, pâques...Je n'ai pas grandi avec mes parents, à ma naissance, mon oncle (cadet mère), par reconnaissance pour ce que mes parents ont fait pour lui, décide de me récupérer à 1 an et demi. Je tétais encore.Je grandissais avec eux et leur fille à Yaoundé. A la faveur d'un divorce, il se remarie avec une femme de "chez nous", que ma mère est allée chercher au village. C’était le début de la descente en enfer. J'avais 6 ans et demi. Mon malheur est venu du fait que mon oncle (paix à son âme), ingénieur agronome de l'époque, pilotait les projets de l’État, il était toujours en voyage, très souvent pour des mois. Chaque fois qu'il partait, j'étais abandonnée à moi-même, ma nourrice n'encadrait que ses enfants. C'est moi qui avais droit à la nourriture mal conservée qui moussait déjà, au point où j'ai chopé une dysenterie amibienne qui a failli me coûter la vie. Je passais les nuits près du berceau de ma cousine pour qu'à son réveil, je la berce immédiatement pendant que sa mère dort. La ménagère avait toujours droit à une cessation momentanée d'activités et je devais faire le gros des travaux domestiques. J'allais à l'école à pied alors qu'il y a un chauffeur. J'avais 8ans et demi quand je passais les soirées et week-end dehors avec les enfants du quartier et ne rentrais que pour dormir si j'en avais la possibilité. J'ai grandi dans la rue sous les poteaux électriques. Notre activité principale était le ramassage des criquets que nous allions grillés chez l'un d'eux. Dans la rue il fallait se battre pour avoir une place et ne pas se laisser marcher dessus, alors j'ai appris et développé la violence physique et verbale, la haine, la rancune, le mensonge, l’égoïsme etc. Nous nous battions constamment dans la rue, avec les armes s'il le fallait (bâton, pierre, couteaux, clous, tournevis...). Je faisais les répétitions d'injures, seule dans ma chambre. Parallèlement, à l'école je reprenais systématiquement toutes les classes. Après beaucoup de problèmes de famille, ma mère décide de me reprendre à 12ans j'étais au CM1. De retour chez mes parents à Douala, c'était très difficile parce que mon père avait engagé le redressement. Mais le terrain n'était pas favorable. Les habitudes ont la peau dure....J'avais 2 visages: à la maison, je jouais aux enfants dociles et obéissants, mais à l'école c'est moi qui donnait les rendez-vous de bagarre au gazon le vendredi, soit pour me venger ou venger mes camarades. On m'appelait sapeur-pompier. Tous mes camarades avaient peur de moi… Je n'aimais pas mon père, je le trouvais méchant. C'est alors que ma sœur, l’aînée de la famille que j'appelle affectueusement Mamado décide de me récupérer à Nkongsamba à 13ans et demi. Un tournant décisif était engagé. L'encadrement et le milieu avaient considérablement changés. Quelques mois après, à la surprise générale, j'ai réussi au concours d'entrée en sixième au collège Sainte Jeanne D'arc. A l'annonce de mes résultats, la famille a fait le déplacement au collège pour vérifier, tellement j'étais nulle et bonne à rien. Contre toute attente, je ne fournissais que les bons résultats avec bourse scolaire de 9000F/1er cycle et 10000f/2nd cycle, en plus du meilleur prix du collège en Espagnol en classe de 1ere. Je n'ai plus jamais connu l'échec scolaire jusqu'à l'université et à la sortie de l'ENS/Yaoundé, et pourtant ma sœur usait de beaucoup de subterfuges et de jonglerie pour payer ma scolarité et sauvegarder mon ménage. C'est également pendant mon séjour à Nkongsamba que j'ai reçu tous mes sacrements. Cependant, je n'avais pas abandonné la violence, au point où étant à l'ENS j'ai failli tuer ma cousine qui m'avait tenue tête avec ma grosse paire de ciseaux. Heureusement que mes amies qui étaient là, ont attrapé les ciseaux dans leur envol. Je serai en prison. J'ai profité pour lui rappeler toutes les misères que sa mère m'a faites. ça coulait comme l'eau .Elle a beaucoup pleuré. La violence était toujours mon plat préféré et la rancune, mon dessert. Je grinçais beaucoup les dents quand je ratais l'occasion de faire du mal. Je minaudais sans cesse...... Cela s'est répercuté dans mon ménage, avec mon époux et les enfants. Je branchais toujours le fer à repasser pour le lui appliquer dès que nous avions une dispute. Me connaissant, il se tenait toujours à bonne distance. Une autre fois, en le suivant avec le couteau, le poignet de la porte l'a blessé au ventre. La cicatrice est toujours là...Il ne voit pas très bien avec son œil gauche parce que je lui avais versé la sauce de pépé-soupe chaude en plein visage, alors que c'est lui qui me l'avait offert. je l’attendais quelque fois avec la machette quand je racle cela sur le ciment , à la vue des étincelles il disparaît très rapidement et je suis contente Dans la même lancée, ma fille a fait une fugue à 9ans. Je venais de la frapper durement avec une grosse spatule. Ses doigts ont enflé. Elle m'a raconté plus tard qu'en partant, elle se retournait constamment, espérant que je la suivrais. Je n'ai pas bougé. Elle s'est demandé si j'étais réellement sa mère. Entre temps, ma vie chrétienne était entre 2 grandes parenthèses. Je n'allais plus du tout à l'église. Après des reproches de maman et de mon père, je suis rentrée à l'église catholique, parce que je flirtais déjà avec les témoins de Jéhovah. J'ai opté pour les messes anticipées du samedi et bien plus tard plus régulière aux messes de 8h. Le Seigneur m'appelait progressivement. C'est ainsi qu'une sœur m'a demandée de me joindre à eux pour l'encadrement des tout-petits et me voilà dans le groupe des Saints Innocents. Cette sœur me donnait les fiches de Parole de Dieu que je ne lisais. Aka! Quand le groupe a ouvert à Saint Louis, je suis arrivée 2 mois et demi plu tard après une cour assidue de rues sœur qui me vantait les enseignements. J'étais très émue à la 1ère réunion. J'avais pour ainsi dire amorcée la délivrance. Les enseignements m'édifiaient beaucoup chaque Lundi soir, je me remettais en question. Je faisais mon examen de conscience et dans mon cœur, en douce, je voyais combien j'étais minable. Parce que chaque fois que je lisais la Bible, on ne parlait que de la miséricorde, la tendresse, la douceur, l'amour, etc...Alors, j'ai pris la résolution de changer. Mais dans mon fort intérieur, ce n’était pas toujours ça. Je me faisais maintenant violence pour être douce et aimer l'autre. La libération a été graduelle. La phase finale s'est opérée à la suite d'un enseignement à une journée de retraite. Cet enseignement portait sur la tendresse, ce qui m'a touché c'est l'exemple qu'elle avait pris concernant une étude comparative des sœurs, sur 2 groupes d'enfants .Le groupe A était élevé dans la douceur, la tendresse, les cadeaux et toute forme d'affection et les enfants étaient réceptifs, ouverts, obéissants, intelligents. Le groupe B élevé dans toute forme de brutalité, maltraitance, brimade, etc...fournissait de mauvais résultats scolaires, ces enfants étaient introvertis, très peu intelligents, pas sociables et très peu obéissants." elle a terminé en disant que l'on ne moissonne que ce que l'on a semé" J'avais l'impression que quelqu'un lui avait parlé de mon enfance. Fort heureusement, mon entourage a remarqué mon évolution. Il y a quelques temps, ma fille a obtenu une mauvaise note en mathématiques. Elle me l'a dit toute tremblante, sûre que j'allais la "piller" (c'était mes expressions). A ma grande surprise, nous avons échangé calmement sur ses difficultés et à la fin , je lui dit que quoiqu'il arrive sache que "maman t'aime" Cette phrase a fait un déclic en elle. Elle est devenue plus épanouie et plus ouverte. Je suis plus souvent entourée d'enfants maintenant. Mes collègues m'ont surnommée l'année dernière, distributrice de la bonne humeur, en entrant dans un bureau, je trouvais toujours une phrase ou un passage biblique pour leur donner la joie et l'espoir surtout quand nous avons les "maux de poches" Plusieurs de mes amies m'ont dit que ":dis donc la vieillesse te gère" déjà parce que devant une situation au lieu de mettre l'huile sur le feu j'apaise seulement. Mon époux est celui qui a le plus récolté les fruits de la conversion. Parce que je suis devenue plus calme et je l'écoute quand il parle. Avant quand il disait "A" j'étais déjà à "Z".(Il me demande même souvent que: tu n'as rien à dire? ) En retour il est redevenu fou et les textos (SMS d’amour) fumants pleuvent encore. Pour concrétiser cela, de retour de vacances scolaires en Septembre 2011, il a lui même proposé que je rencontre le curé pour les formalités de notre mariage religieux, lui qui avait juré que pour rien au monde, il ne pouvait pas accepter,[ motif qui a failli nous séparer] le voilà engagé. Le mariage fut célébré le 09 Décembre 2011 à 10h. C'était très émouvant, sobre et extraordinaire. Il y avait en tout 12 personnes y compris le célébrant et le sacristain. C'est lui qui me rappelle désormais que je serai en retard au groupe. Tu ne vas pas à l’Église aujourd’hui? Il maîtrise bien mon programme des messes et apprécie la compagnie de mes sœurs du groupe. Ma vie de prière a beaucoup changé. Je prie partout et confie chaque situation à Dieu. Je vis la quasi-totalité des exercices de la fiche. Je vends les fiches à la criée après les messes. Je partage les témoignages au groupe. Au bureau j'ai institué la prière des travailleurs avec radio veritas (radio diocèsaine) les lundis à 8h05 pour confier la semaine de travail. Nous avons aussi les pauses-Jésus à la mi-journée pour reprendre des forces, surtout quand nous ne sommes pas sur le terrain. Depuis que j'ai renoué avec le corps du Christ, le moment de la communion est toujours très dense en émotion et l'Adoration du Saint Sacrement est un de mes exercices préférés. J'assiste toujours au journée de retraite et je fais un effort de saluer le maximum de personnes et de servir. Je bénis le seigneur tous les jours, lui qui a utilisé mes sœurs pour m’appeler. S'il faut comparer les périodes, je dirai que j'étais aveugle et maintenant je suis borgne. A l'heure ci, je veux parler comme l’apôtre Paul "Rien ne peut me séparer de l'amour de Dieu"… Je nous encourage à faire le bien et à être doux et tendre. La Parole de Dieu ne dit-elle pas « Heureux les doux, ils auront la terre en partage » Mt 5,4 : [Je prie pour pardonner à ma nourrice] Que le Seigneur m'accorde cette grâce. Mes frères et sœurs nous avons tenu le bon bout et ne lâchons pas. Union de Prière”
Anonyme
Anonyme Cameroun

21 novembre 2016

“Une jeune étudiante en mathématiques qui malgré son emploi du temps serré parvient quand même à grandir dans son intimité avec Jésus, en lisant beaucoup la bible, la vie des saints, en allant régulièrement à l’adoration du très Saint Sacrement, participant toujours aux répétitions pour l’évangélisation sur scène et la décoration. Ces sacrifices pour les activités du groupe lui attirent des moqueries de ses camarades, mais elle tient bon au point de sacrifier de l’argent pour le taxi au profit des activités du groupe. De plus, elle a préféré venir à la retraite de carême à Douala au lieu d’utiliser cet argent pour l’achat de ses habits.”
Anonyme
Anonyme Cameroun

21 novembre 2016

“Bonjour à tous, je m’appelle Carine Yonga. Je vis à Nice dans le Sud de la France. En cette année, la fête de Noël est placée pour moi sous le signe de l’action de grâce. Oui, action de grâce pour tous les bienfaits reçus de Dieu, pour les nombreux succès et surtout pour sa protection constante sur ma vie. Des années auparavant, je ne savais bien comment me préparer à la fête de Noël et comment vivre le temps de l’avent. Je remarquais que pendant ce temps liturgique il n’y avait plus de gloria à la messe et que la couleur liturgique était violette comme pendant le carême. Jeune, nous avions appris ce chant « viens Emmanuel, viens parmi nous, viens nous sauver » et d’autres chants encore qui rythmaient cette période liturgique dans les paroisses au Cameroun. Bien qu’étant parolienne, je maintenais une vie assez routinière au niveau personnel sur tous les aspects pendant cette période. Une fois partie du Cameroun, je n’ai plus souvenir exact de comment j’ai vécu mes premiers temps de l’avent. Une chose dont je me souviens par contre c’est de m’être retrouvé un jour aux galeries Lafayette à l’approche de Noël. Je n’avais pas beaucoup d’argent et je cherchais certainement des petits cadeaux… La dame devant moi à la caisse a passé ses achats et les a réglés directement avec sa carte bleue pour plus de 2000 euros ! J’ai écarquillé les yeux. 2000 Euros, juste pour des achats de noël, le convertisseur automatique CFA se mettant en route dans mon cerveau m’a confirmé que les achats dépassaient un million de francs CFA. Ça m’a fait un choc mais aussi réfléchir sur le fête de Noël. Des statistiques disent que les Français vont dépenser en moyenne 512 euros par foyer pour la fête de noël cette année sans compter les cadeaux peut-être. Le 1er cadeau que je peux faire à Jésus mais aussi à ceux que j’aime c’est bien me préparer à sa VENUE car Avent vient du latin « adventus » qui signifie VENUE. C’est ainsi que depuis 3 ans environ maintenant, la neuvaine pour les difficultés des membres du groupe est le 1er évènement qui m’aide à rentrer dans l’avent. Cette année j’ai essayé de m’y appliquer du mieux que je pouvais, pour prier pour les autres mais aussi pour moi. C’était un moyen pour moi de commencer « à préparer le chemin du Seigneur » Luc 3, 10-11. J’étais aussi très contente quand le frère Henri a parlé de la crèche. Depuis plusieurs années maintenant je prépare une crèche pour noël. Au début c’était pour rompre avec la solitude et l’éloignement de ma famille pendant Noël. Maintenant la crèche est beaucoup plus pour moi. Elle est une icône et une source de chaleur dans la maison pendant noël. C’est comme si j’avais la chance d’être visitée par Jésus dans son entière humilité. C’est aussi une invitation à l’adorer comme les rois mages : « nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus l’adorer » Mt 2 : 2. En général il y’a toujours beaucoup de passage à la maison pendant cette période-là. La crèche en remplacement du traditionnel sapin de noël est aussi un témoignage de ma chrétienté dans le sens où elle peut être le point de départ ou l’occasion de parler de Dieu à un ami non-chrétien en visite. Noël c’est la fête de Lumières, pendant l’avent, toutes les lumières sont accrochées petit à petit dans la ville. J’aime beaucoup les décorations de noël mais la vraie lumière qui donne un sens à toutes ces lumières mondaines c’est bien Jésus ! Il le dit lui-même : « Je suis la lumière du monde, celui qui me suit ne marche pas dans la nuit… » Jean 8 : 12. Pendant ce moment de l’avent c’est une invitation pour moi à chasser les ténèbres dans ma vie et à me remettre au pas de Jésus notamment dans la prière intime mais aussi dans l’adoration que j’ai souvent négligé ces derniers temps. J’ai aussi rencontré mon prêtre pour la confession et j’attends son rendez-vous. Je parle souvent beaucoup et je peux blesser les gens par inadvertance. Je m’en rends compte après mais à chaque fois c’est trop tard. Je ne suis pas toujours très calme au volant et parfois je me mets en colère ou je lâche une insulte à un automobiliste qui fait des bêtises sur la route. Un exercice que je vis pendant ce temps de l’avent pour recevoir une lumière intérieure et pouvoir la partager le jour de noël c’est vraiment de retenir ma langue et de ne prononcer que des paroles réfléchies et posées. C’est un exercice qui me coûte vraiment beaucoup et il m’arrive de ne pas être très fière le soir du bilan de ma journée mais je vois aussi l’œuvre de l’Esprit Saint qui me modèle progressivement. « Accomplissez les actes qui montrent que vous avez changé de comportement » Mt 3 : 8. Quand les disciples ont reçu le baptême de Jean et lui ont demandé ce qu’il fallait faire, jean leur a répondu, « que celui qui a deux tuniques partage avec celui qui n’en a pas ». Luc 3 : 11. Pour vivre l’amour, j’ai planifié quelques actes à poser en donnant mon temps et mon argent. Pour faire plaisir à Jésus et vivre l’Amour, je vais participer financièrement aux courses et aller cuisiner à la soupe populaire quelques jours avant noël. Ce sera le repas de noël des sans-abri. Ils attendent des centaines de personnes et ont besoin de bénévoles. Également, le soir de noël ma petite famille et moi allons nous joindre au repas paroissial où nous avons invité tous les gens du quartier (âgées ou pas) qui sont seuls et ceux qui dorment dans la rue. Je n’hésite pas non plus à faire des petits gestes spontanés d’amour et aussi à être amour dans ma prière notamment en intercédant encore plus pour les frères et sœurs et pour l’Eglise en détresse (l’Iraq par exemple). Un autre point important c’est le redoublement dans le vécu des exercices de la fiche de prière. Grace à un témoignage sur la dîme, j'ai aussi compris qu'il est important d’être à jour dans ses contributions pendant ce temps de l’avent. Je m’évertue en ce moment même à rassembler mes dettes envers le Seigneur; que ce soit le denier de culte ou mes contributions au groupe. Ma bible se faisant vieille, j’ai aussi prévu, grâce à ma dîme, de me procurer la bible œcuménique TOB version 2010 qui vient de paraître avec en supplément des livres de l’Eglise Orthodoxe. Noël sera certainement cette année une très belle fête. Je bénis le Seigneur de me convier à cette fête, mais je n’oublie pas sa mère Marie que je prie régulièrement et dont l’intercession m’est précieuse. Merci maman Marie de nous donner ton fils qui vient demeurer avec nous. Comme jadis Isaïe au roi Ahaz, le Seigneur nous donne un signe en ce temps de l’avent : « Si vous ne croyez pas vous ne subsisterez pas... Voici la vierge est enceinte et elle donnera au monde un fils. Emmanuel : « Dieu avec Nous » Isaïe 7 : 9, 14. Joyeux Noël d’avance à tous!”
Anonyme
Anonyme Cameroun

21 novembre 2016

“Un jeune enseignant qui avait été affecté dans un dans un lycée à environ 35 minutes de Yaoundé (Cameroun), éprouvait d’énormes difficultés au regard des conditions salariales (très bas), de déplacement, et même d’enseignement. Tout ceci l’a dégouté et c'est ainsi qu'il est devenu absentéiste; remettant les copies des devoirs en retard; ne voulant plus du tout enseigner ou y faire carrière. Heureusement lors d’une journée de retraite, un troisième dimanche, pendant l’accompagnement spirituel, il a compris que Dieu l’appelaità bien faire son travaildans son établissement. Il a pris la résolution de changer etest donc devenu assidu tout en dispensait bien ses cours au point d’être apprécié par ses élèves. De plus il ne cache plus son identité chrétienne, et parle de Dieu à ses collègues. Cette assiduité et les résultats de ses élèves lui ont permis d’obtenir le prix du troisième meilleur enseignant de l’année.”
Anonyme
Anonyme Cameroun

21 novembre 2016

“Je m’appelle Jacques, marié et père de 07 enfants, homme d’affaire à Bafoussam, membre actif 1 du Groupe Parole de Dieu. Je suis issu d’une famille chrétienne mais peu pratiquante ; pour cela, j’ai bénéficié juste du Baptême à l’âge de 2 ans. Et depuis lors, par ce que n’ayant jamais été encadré par mon parrain j’ai connu tout le monde sauf Dieu puisque mon entourage m’avait plongé dans un sommeil spirituel et d’ailleurs, il était connu de tous que, aller à l’Eglise c’est devenir un témoin de Jéhovah qui n’est rien d’autre qu’une pratique de sorcellerie. J’ai laissé mes parents à l’âge de 6 ans pour habiter avec ma grand-mère, et j’avais l’habitude de fixer de mes yeux quelque chose qui me plait pour qu’elle disparaisse peu de temps après. Veuve, ma grand- mère recevait de toute part les provisions pour sa suivie parmi lesquels : le whisky, le sirop grenadine, la viande boucanée ou fraîche et beaucoup d’autres choses irrésistibles. Chaque fois qu’elle avalait son gorget de whisky, je ne cessais de lui demander de quoi il s’agissait et quitte à elle de répondre qu’il s’agit d’un fortifiant pour les os, et en ce qui concerne le sirop, elle me disait que c’est pour augmenter le sang. Moi, sachant que j’ai aussi les os et le sang, je ne cessais de faire pareil qu’elle à son absence. Une fois au secondaire, habitant cette fois ci chez l’un de mes grand-frères, je l’entendais ouvrir un coffre de sa penderie pour retirer de l’argent, en son absence, je me servais moi aussi mais juste en très petites sommes pour ne pas attirer son attention, il m’arrivait parfois de revenir remettre le reste surtout quand je prenais jusqu'à 5000 frs. C’était difficile pour lui de se rendre compte de ma prise parce que j’étais un enfant obéissant et intelligence à l’école d’après lui. Il m’arrivait d’utiliser la grande partie de cet argent pour corrompre les enfants de nos professeurs dans le but que ces derniers soutirent ma copie de mon devoir parmi celles de mes camarades et me remettre afin que je reprenne plus juste et propres et décrocher la meilleur note. Entre autre désordre dans la même mouvance, je me rappelle d’une de l’examen probatoire où par ce que plongés dans la correction d’une épreuve achetée en avance (eau sale ) par rapport à l’examen nous avons failli ne pas composer la composition puisque venus en retard. Dans ma vie professionnelle, j’ai eu les gens, vendant les produits alimentaires tels le lait en poudre, le sucre en poudre et plein d’autres .voici le mélange que je faisais pour maximiser mon bénéfice à des pourcentages hors du commun. : Pour avoir 4 kg de lait, je faisais un mélange de 3kg de sucre dont le kilo coutait 400frs soigneusement écrasé au moulin + 1kg de lait dont 1 kilo coutait 2500frs (ce mélange me donne toute suite 4 kilo de lait que je vends à 10.000 francs et les clients appréciaient tellement pour leur café matinal. Il y a un autre ingrédient de pâtisserie appelé Saccharin (ressemblant à du sel de cuisine), pour avoir une grande quantité, le mélange se faisait avec du sel et vraiment là, c’était la phase terminale de bénéfice (1000% de bénéfice). En ce qui concerne le riz en sac, j’utilisais une sonde pour réduire au moins 2kg par sac pour reconstituer un nouveau sac. Une fois quand j’ai acheté une machine électrique pour la fabrique des cornets à glace, j’ai constaté qu’elle consommait énormément de l’énergie ; je n’ai pas tardé de faire une nouvelle installation frauduleuse avec la complicité d’un agent; la facture réelle que je devais payer pas loin de 200. 000 frs me revenait à 15 000 frs. Après le départ de cet agent, je m’étais moi-même trahi parce que n’étant pas tranquille j’ai dû corrompre le nouveau releveur. J’ai écopé d’une amende de 6 000 000 frs et plusieurs semaines de rupture de l’énergie électrique sans compter les 200.000frcs cette nuit là pour qu’ils ne me menottent pas devant mes enfants. A l’issu de tout cela, j’avais failli perdre la vue en voulant repérer une panne dans mon installation ; j’ai dû court-circuiter deux phases de courant qui a fait jaillir des étincelles très violentes et qui m’ont projetées de mon échelle, je n’ai retrouvé la vue normale que 30 minutes plus tard. Un autre jour encore, j’ai été électrocuté très violemment et suis resté inconscient pendant un moment. Il m’arrivait de faire la garde autour de mon compteur lorsque la rumeur annonçait un contrôle dans le quartier. Parfois à quelques pas de chez moi pour le marché, voyant une voiture de la compagnie qui passe simplement, je rebroussais chemin croyant toujours que c’est moi qu’on vient chercher. Cela me hantait tellement au point où, étant à la maison, certains ronflements de voiture me faisaient croire qu’ils sont là. Tellement stressé, j’avais l’impression que tout mon entourage était au courant de ma fraude. Toujours prêt à motiver un agent qui passe dans le quartier. Il faut noter que tout cet argent mal gagné me poussait à aller en boîte de nuit, à découcher. J’étais devenu orgueilleux, vantard. Une fois que j’ai intégré le Groupe Parole de Dieu, j’ai écouté avec attention les conséquences fâcheuses des pêchés tels que le vol, l’adultère etc. Ce jour là, l’enseignement démontrait que tout péché commis est un poignard dans le cœur de Jésus et cela me donnait une certaine image de cet enfant qui à l’âge de la raison renie énergiquement son père biologique. Le témoignage m’avait donné de comprendre que tout ce que nous faisons de mal sur terre et non confessé finit par nous rattraper. Que ce qui est construit sur la base du faux est appeler à nous nuire, à disparaître et bien évidemment en nous éloignant de Dieu ; cela m’avais beaucoup interpellé, puisque j’en étais victime. De nos jours, j’ai expérimenté Jésus et il est efficace car à travers la prière et l’adoration du Saint Sacrement, je lui demande tout ce qui me plait il exhausse ma prière, même si cela met long. Quand je fais face à une occasion que je peux gagner par la tricherie, je me représente l’image de Jésus à l’esprit qui me fixe en secouant sa tête, je prends peur et m’abstiens, je me plais désormais de faire des travaux difficiles, salissants quand c’est indispensable. J’évite depuis un certain temps d’entreprendre quoique ce soit sans prier. Depuis que j’ai accepté Jésus comme Seigneur et Sauveur, le « nguémé » me joue dure mais je suis spirituellement nanti, comblé de nombreuses grâces. Mon cœur respecte les 75 fois de battement par minutes. Je mène une vie paisible quoique ceux qui m’appelaient « PRESIDENT » aient pris des distances. Quand j’ai une commission à faire et que de là je n’ai rien à transporter dans ma voiture, je la gare et j’emprunte la moto. A la maison, il n’y à plus des restes de repas qui jonchent les recoins du salon comme par le passé. Les enfants ne laissent plus les ampoules allumées n’importe comment. Mon épouse et moi fonctionnons désormais avec un budget préalablement élaboré en début de chaque mois. Cette « galaire » à la quelle je fais face ne veut pour autant pas dire que les occasions de vol ou de tricherie ne me hantent pas. D’ailleurs pour éponger la dette de 6.000.000 dont j’ai fait état plus haut, j’avais fait recours à une autre technique de vol d’énergie que seuls Dieu et moi métrisons et les contrôleurs n’étaient plus à la hauteur pour détecter jusqu’à ce que je renonce . Mais aujourd’hui quoique capable, je ne veux plus le faire. Tout ceci me donne d’être un modèle au marché, beaucoup de mes clients sont satisfaits (vraiment cette fois ci) de mes produits et quelques uns parfois m’appellent pour me féliciter .Beaucoup de mes concurrents m’imitent dans ma manière de travailler. C’est depuis le jour où j’ai décidé d’arrêter le faux dans ma vie que mon sourire est revenu, que j’ai commencé à m’organiser pour mes projets, que j’ai eu du temps à dialoguer avec ma petite famille. Je suis devenu plus strict dans les sorties d’argent. Il faut avouer que prendre la résolution de jeter les veilles habitudes n’est pas chose facile mais comme le dit un adage, « Qui veut peut ». Rien ne sert de s’encombrer l’esprit avec les plans de vol qui ne nous profite en rien. Chrétien ou païens, voler ne t’édifie en rien au contraire, sur le plan de la santé physique et spirituel, tu vas perdant. Je me suis rendu compte que la vie de tricherie que je menais m’avait plutôt retardé et enfoncé et comme la Parole de Dieu le dit si bien, une maison bâtie sur le roc est plus résistante au moindre vent que celle bâtie sur du sable. Essayons de marcher dans la droiture, car en le faisant, le bonheur que Dieu nous offre est plus éternel que celui acquis à travers la vie facile. Amen! Jacques”
Anonyme
Anonyme Cameroun

21 novembre 2016

“Je m’appelle Doriane Dongmo Awoupe je suis l’ainée d’une famille de 6 enfants et orpheline depuis 11 ans; épouse de Joachim Paulin Choungmo depuis 2009 et mère de Christ Eythan Choungmo qui a présentement 10 mois.Je fais deuxième année en Biotechnologie à l’université de Fulda en Allemagne. J’ai eu la chance de naître dans une famille chrétienne ce qui fait qu’à l’âge de 13 ans j’ai reçu les sacrements de baptême et de première communion et 2 ans après celui de la confirmation. Sans toujours savoir à quoi me servaient ces sacrements je continuais à grandir dans mon ignorance jusqu’en 2008 ou j’ai participé pour ma première fois à une retraite du groupe Parole de Dieu à ce moment là tout a basculé dans ma vie. Je suis devenue la personne à qui on faisait le plus confiance dans la famille. Jusqu’à ce que je me rende compte en 2009 après mes examens prénuptiaux que je porte en moi un Myome (une sorte de boule qui grossi dans le ventre) qui pour les médecins ne représentait aucun danger pour moi est devenu une source de problème après mon accouchement en 2011. 3 mois après l’accouchement j’ai commencé à avoir très mal au ventre à l’hôpital. Les médecins m’ont demandé d’arrêter d’allaiter et ils m’ont soumise à certaines thérapies qui ont révélé à la fin que le Myome avait commencé à grossir et grandir, ce qui ne se passait pas avant l’accouchement et à ce moment là mon ventre a commencer à gonfler. J’allais de médecin en médecin et personne ne me disait ce qu’il fallait que je fasse. Le dernier médecin que j’ai rencontré enAllemagnem’a dit que le Myome avait déjà 7,6 cm et qu’il ne faisait que grandir dont je devais me décider : soit me faire opérer et perdre une trompe ou alors arrêter les études pour accélérer les thérapies et avoir la chance d’être soulagé un jour car pour eux la guérison était presque impossible sauf l’opération. Et là il m’a transféré en France parce que disait-il la maladie doit être beaucoup plus liée à la couleur de la peau; et il n’avait pas assez d’expérience avec les noires. Je suis donc allée enFrance. Lors de mon premier jour de thérapie en France le médecin était très scandalisé quand je lui ai dis que depuis que j’ai arrêté d’allaiter je n’ai pas eu mon retour de cycle. Il me dit que ce n’est pas normal et que je dois rapidement me décider : soit je me fais opérer ou alors je reste suivre les thérapies spéciales pour tenter de supprimer le Myome. J’étais confuse car je ne savais même plus quoi faire. Et comme la retraite parole de Dieu de Lourdes approchait j’ai demandé au médecin de me donner un rendez vous dans 10 jours, question pour moi de réfléchir et surtout de me préparer financièrement. J’ai éprouvé beaucoup de difficultés pour arriver à la retraite car j’avais déjà dépensé toutes mes économies et mon mari m’avait demandéde choisir si je veux me faire soigner ou alors aller à la grande retraite. Voyant ma détermination à aller à la retraite, il ne voulait plus rien dire à propos. J’ai confié cela au Seigneur en lui demandant de me guider dans mon choix et j’ai décidé d’aller à la retraite. Ma préoccupation première c’était de rendre grâce à Dieu pour tout ce qu’il avait fait dans ma vie; de confier ma famille, mon foyer au seigneur et par la suite présenter ma maladie à la vierge Marie plus tard à Lourdes. Mais je fus surprise qu’après le premier enseignement je me sentis touchée, légère et je me rendis compte que mon cycle venait de recommencer exactement 9 mois après l’accouchement. J’étais morte de joie! Comme si cela ne suffisait pas 2 jours après pendant qu’on faisait l’adoration du Saint Sacrement, j’ai ressenti des pressions (3) à l’endroit exact où j’avais le Myome dans le ventre. J’ai eu mal quelques instants mais je m’en suis réjouie quelques minutes plus tard car je compris que le Seigneur était là et qu’il m’avait rendu visite à l’endroit où je m’y attendais le moins. Le Seigneur est merveilleux! A notre arrivée à Lourdes, à l’endroit des apparitions de Marie, j’ai baptisé la journée sous le nom de ‘Journée d’action de grâces’ et j’ai donc passé la journée à rendre grâce à DIEU par Marie ce jour. J’ai quitté Belloc, le monastère où nous tenions la retraite, avec les larmes dans les yeux dans l’espoir d’y retourner un jour. De retour enFranceoù je me faisais suivre par les médecins, j’ai honoré mon rendez-vous que j’avais à l’hôpital et d’après les résultats de la radio que j’ai reçue sous l’escorte de 2 médecins chefs et de 2 gynécologues, le Myome mesure présentement 1,7cm pourtant il y a 10 jours le même Myome mesurait 7,6cm. Quelle merveille car il est plus petit qu’avant que je n’accouche il y a 3 ans ! Le gynécologue m’a dit que cela n’est pas possible; qu’ils ne peuvent pas expliquer ce résultat. Et que peut-être cela doit être du à mon alimentation de ces 10 derniers jours. Ils m’ont même proposé de leur expliquer les conditions dans lesquelles je vivais ces jours. J’ai juste répondu que j’avais fait un tour au paradis, mais quand j’ai commencé à expliquer ils n’ont pas voulu me croire. Je rendrais infiniment grâce à Dieu pour cette guérison. Pour mon mari, je suis devenu une autre personne. Il me dit qu’il a l’impression que le Seigneur vit en moi et pour cela mes désirs doivent être des ordres. Il est rempli de joie tous les jours. Il vit et partage avec moi les exercices de la fiche; me rappelle dès qu’il est l’heure de la prière, lui qui s’intéressait si peu à la Parole de Dieu il y a encore quelques jours. J’ai demandé une messe d’action de grâces pour remercier le Seigneur pour ma guérison et j’ai fait une neuvaine à Marie afin qu’elle intercède auprès de son fils pour tout ceux qui souffre de cette maladie. Merci Seigneur! Doriane Choungmo (Allemagne)”
Anonyme
Anonyme Cameroun

21 novembre 2016

“J’ai été baptisé 5 jours après ma naissance. J’ai reçu la première communion à 13 ans et j’ai été confirmé à 20 ans. Après la confirmation, j’ai perdu le zèle que j’avais pour l’Eglise. Je suis devenu très irrégulier à l’Eglise et je vivais en marge des recommandations de Dieu. C’est au moment où j’allais célébrer mon mariage à l’Eglise que j’ai renoué avec l’Eglise, grâce à la doctrine de préparation du mariage que j’avais suivi pendant 3 mois. Mais curieusement après le mariage, je suis retombé dans le péché. Je vivais toujours comme un célibataire. Mon comportement ne reflétait pas du tout celui d’un marié. Je dépensais follement dans l’alcool et les femmes et dans d’autres futilités. Je m'endettais dans des réunions pour satisfaire mes désirs personnels. Lorsque je rentrais tard à la maison, j’essayais de créer une situation pour me justifier, je fronçais la face, je grondais pour empêcher mon épouse de me questionner, je faisais tout pour détourner le sujet. Tous les voisins reconnaissaient facilement mes bruits quand je rentrais. Je dormais très tard et je me réveillais également très tard. Ce qui fait que j’arrivais au service toujours avec un grand retard et je mettais mal à l’aise mes malades qui attendaient longtemps sur le banc pourtant assez souffrants. Lorsque les malades me reprochaient de mon retard, je les agressais verbalement et leur demandais de ne pas me payer mon salaire à la fin du mois ou d’écrire au ministère des finances pour la suspension. Je touchais à l’époque 50 000 F, j’ai dû informer ma femme de ce petit salaire, mais lorsque le salaire a subi une légère augmentation de 30%, je suis remonté à 95000F , mais j’ai gardé le calme pour qu’elle ne sache pas. Quand bien même, elle avait suivi les commentaires des journalistes par rapport à l‘augmentation de salaire, je faisais tout pour démentir. Malgré les reproches de ma femme pour mes sorties noctambules et mes retours tardifs, cela ne changeait rien en moi. J’avais déjà intégré dans mon esprit qu’une femme que j’ai épousée ne peut dicter ma conduite. J’étais un dictateur à la maison, je n’écoutais jamais les conseils de ma femme. C’est ainsi qu’un ami; m'a proposé une fausse affaire et j'ai sorti plusieurs centaines de mille pour les lui donner et l’affaire a échoué et cela contre la volonté de ma femme. Et j’ai perdu tout cet argent. Dans mes loisirs, j’ai eu à faire la connaissance de très mauvais compagnons, des hommes très infidèles et contrôlés pratiquement par l’alcool et ces derniers me prodiguaient de très mauvais conseils. J’ai presque été séduit par ces amis au point d’entrer dans leur désordre. J’étais devenu à un moment insupportable. J’ai poussé mon désordre très loin si bien que c’est les dimanches qui étaient mes jours préférés de rendez-vous, oubliant complètement la Messe. Je n’accomplissais plus mes devoirs à domicile y compris le devoir conjugal et c’est là où les vrais problèmes ont commencé. Ma femme à son tour devenait de plus en plus têtue. Elle ne me respectait plus. On allait parfois jusqu’à échanger des coups de poings. Les choses allaient de mal en pire et mon retard à la maison devenait chronique. Un soir, très tard, j’ai été agressé autour de la maison, mais j’ai caché cet incident à ma femme, ce qui m’a fait peur et je rentrais désormais vers 22 heures. Quelques temps après, j’ai perdu un ami intime, mort de suites de SIDA, cela m’avait refroidi et avait brisé un peu mon élan de délinquance. Un dimanche, une petite sœur, de passage à la maison m’a entraîné à l’Eglise. C’est aux sorties de l’Eglise que j’ai rencontré un ami, membre du groupe Parole de Dieu, qui m’a parlé du groupe. Il est venu par la suite me trouver à la maison avec une fiche de prière pour m’expliquer le charisme de ce mouvement et m'a invité en même temps à la rencontre hebdomadaire. J’allais de temps en temps au groupe et quelques amis autour de moi me décourageaient y compris mon épouse qui continuait à croire que j’étais un hypocrite. Je suivais les enseignements de manière un peu désintéressée, mais au fil du temps, les enseignements, les témoignages des uns et des autres m'édifiaient. J’essayais de lire la bible et faisais des efforts pour faire les exercices de la fiche au quotidien et j’essayais autant de mettre en pratique ces paroles. Petit à petit, je participais aux différentes retraites organisées par le groupe, je ressentais en moi que je changeais certaines de mes habitudes, mon épouse m’en avait fait la remarque. Et pour montrer comment c’était vraiment difficile de revenir, j’ai participé à deux grandes retraites avant de décider vraiment de rentrer dans la communion de l’Eglise. J’ai pu rompre les chaînes du mal qui me liaient. Je suis allé me confesser plutôt chez l’évêque, car j’étais vraiment en situation de pêché grave et mortel et cela après 7 ans de rupture. Ce qui m’a donné la force de renouer vraiment avec le Christ. J’ai appris à rester chez moi, loin des amis désordonnés. J’ai abandonné l’alcool. Je ne sors plus de la maison sans dire ma destination. Je suis vraiment proche de la famille. Je suis fier de dire que je suis devenu un mari fidèle. Je ne vais plus au travail en retard. Je m’occupe très bien des malades et de leur suivi, si bien que certains d’entre eux, quand je m’absente, préfèrent rentrer pour revenir au moment où je serai présent. Je donne des fiches de prière à mes collaborateurs et parfois aux malades. Avec mon épouse, nous avons ouvert un compte bancaire où chacun de nous peut y faire des transactions financières et rendre compte à l’autre. Les dimanches, nous sortons ensemble pour la messe avec tous les enfants. Certains amis me prennent d’ailleurs pour modèle et sont même allés jusque chez eux recommander à leur épouse de se comporter comme la mienne. Je rends grâce à Dieu aujourd’hui pour tout ce qu’il a fait pour moi. Cependant, on est souvent confronté aux problèmes de la vie, mais par la prière, je pose mes problèmes au Seigneur et je le laisse agir. Nous remettons à lui devant les situations très difficiles, c’est le seul consolateur. Je suis déterminé plus que jamais à vivre en enfant de Dieu afin de bénéficier de la vie éternelle. Je voudrais dire à tous mes frères et sœurs, de ne pas durcir le cœur à l’appel de Dieu, car je trouve que tout ce que j’ai perdu lorsque j’étais dans le désordre et le péché est énorme. Mais aujourd’hui, en m’efforçant de mettre la parole de Dieu en pratique et de faire plaisir à Jésus, je peux vous dire que j’ai trouvé le chemin du bonheur.”
Anonyme
Anonyme Cameroun

21 novembre 2016

“Il y a quelques années Papa Henri et Mama Judith Bayemi ont fait la connaissanced’une femme qui avait beaucoup souffert. Elle avait passé une enfance peu épanouie entre un père dentiste, rarement à la maison et une mère qui vivait mal cette situation. Adolescente, elle était partie d’une déception à une autre.Son cœur avait une telle soif d’être aimé, qu’elle était très sensible aux avances que lui faisaient les garçons. Mais à 40 ans, aucun d’entre eux ne lui avait demandé de l’épouser; et chaque fois, elle n’était qu’une aventure dont on se lassait rapidement. Pourtant elle aurait tellement souhaité se marier, fonder un foyer. A y penser toutes les fois, son cœur se déchirait et elle pleurait amèrement. Enfin elle rencontra un homme; celui-ci semblait l’aimer plus que les autres. Elle se donna à lui sans réserve. Elle l’invita à habiter avec elle. Ils vécurent ainsi toute une année. Il ne parlait pas de l’épouser, mais dans le secret de son cœur elle espérait. Il était impossible pour elle qu’il l’abandonne, car cette fois elle croyait bien qu’elle en mourrait.Elle n’imaginait plus sa vie seule;et voilà qu’un jour sans qu’elle ne puisse le retenir, il la quitta.Elle avait supplié, fait intervenir les amis, mais la décision était irrévocable; il ne l’aimait plus disait-il. Elle cru vraiment en mourir. Elle ne voulut plus manger, se laissant aller. A son travail on lui donna un congé; tous pensaient qu’elle ne retrouvera plus jamais son équilibre psychologique. On appela cela une dépression nerveuse. C’est alors que dans le chaos de sa vie, dans la nuit noire où tout semble perdu, elle rencontra une communauté.Elle apprit à réaliser la présence de Dieu à ses côtés. Elle apprit à lui parler, à faire de lui un confident, un Ami. Elle apprit aussi à l’écouter lui parler dans la lecture de la Bible; à faire silence en elle pour écouter sa douce voix dans son cœur. C’est ainsi que, plus elle le découvrait, plus elle tombait amoureuse de lui.Elle sut que Celui dont son cœur se languissait depuis si longtemps c’était l’époux des Cantiques des cantiques: Jésus. Sa vie changea complètement.Son regard sur la vie était tout autre. Désormais elle ne s’appliquait plus qu’à regarder le monde avec le regard de Jésus, sous les conseils maternels de Marie sa Mère. Plus que jamais elle ressentait le désir d’aimer ; seulement cette fois-ci, aimer parce que Jésus est Amour et elle voulait faire plaisir à Jésus. Elle décida de se consacrer totalement à lui dans le vécu de la parole et l’évangélisation. Aujourd’hui elle a plus de 60 ans et elle continue de servir le Seigneur dans cette communauté avec beaucoup plus de ferveur et est un témoignage vivant pour tous ceux qui la rencontrent. LE PERE EST LA ET T’ATTENDS EN CETTE ANNEE DE LA MISERICORDE ! Henri Bayemi”
Anonyme
Anonyme Cameroun

21 novembre 2016

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